A MONSEIGNEUR LE COMTE-DUC d'OLIVARÈS
A SéTille, ce 16 août 1633.
Monseigneur, je ne puis différer plus longtemps à me servir de la permission que vous m'avez donnée, et à vous dire qu'après avoir vu la plus belle partie de l'Espagne, je demeure toujours dans l'opinion que j'avois qu'elle n'a rien de si rare que V. E. Dans tous les lieux où j'ai passé, je n'ai rien remarqué avec tant de plaisir que le respect que tout le monde porte à votre nom et aux recommandations qui viennent de votre part. Celles dont il a plu à Y. E. de m'honorer ont fait partout l'effet que j'en pouvois espérer, mais nulle part comme dans l'Alcazar de Séville, où j'ai trouvé le bon accueil et toute la courtoisie qui se doit attendre d'un lieu où vous commandez. C'est à mon avis la pièce de toute l'Espagne qui mérite autant d'être vue, et si l'Escurial a quelque chose de plus grand et de plus magnifique, ce palais a des dons particuliers et des grâces naturelles qui le rendent remarquable entre tous les autres. Je vous assure pourtant, monseigneur, que ses dorures, ses jardins et ses fontaines, ne sont pas les choses qui m'y ont semblé les plus agréables, et j'y estimai plus que tout cela la rencontre que j'y ai faite d'un gentilhomme, qui parle de y. E. quasi avec autant d'affection que moi, et qui m'a appris beaucoup de particularités de cette vie qui me semble la plus admirable du monde. Je prie Dieu, monseigneur, qu'elle soit aussi longue que belle, et qu'il me conserve la mienne jusqu'à ce que j'aie pu témoigner à V. E. combien véritablement j'honore les I. 15
singulières vertus qui sont en elle, et avec quelle passion je suis, monseigneur, votre, etc.
[Lisbonne, septembre 1633.]
Madame, quand mes libéralités seroient, comme vous dites, plus grandes que celles d* Alexandre ', elles seroient trop bien récompensées par les remerciments qu*il vous a plu m*en écrire. Lui-même, quelque démesurée que fût son ambition, il Tauroit bornée à une si rare faveur. 11 eût plus estimé cet honneur que le diadème des .Perses, et il n'eût pas envié à Achille les louanges d*Homère y s'il eût pu avoir les vôtres. Aussi, madame, dans la gloire où je me trouve, si je porte envie à la sienne, ce n'est pas tant à celle qu'il s'est acquise, qu'à celle que vous lui avez donnée, et il n'a point reçu d'honneurs que je ne tienne audessous des miens, si ce n'est celui que vous lui faites en le nommant votre galant. Sa vanité ni ses flatteurs ne lui ont jamais rien fait accroire de si avantageux, et la qualité de fils de Jupiter Ammon n*étoit pas si glorieuse que celle-là. Que si rien me console dans la jalousie que j'en ai, c'est, madame, que vous connoissant comme je fais, je sais que si vous lui faites
' Elle almoit fort certaine poterie de Portugal. Voilure lui en envoya une pleine caisse. Elle lui écrivit en subslance, que quand Il seroit devenu roi de Portugal il n'auroit pu faire davantage, et que c étoit comme son galant (pour ne pas dire Alexandre de peur d'élever trop son style], qui, après avoir conquis le pays des parfums, envoya un navire plein d'encens à son gouverneur, qui luidisoit qu'il attendît à le prodiguer quand il seroit roi de Sabée(T. ).
cette faveur^ ce n'est pas tant pour ce qu'il est le plus grand de tous les hommes, que pour ce qu'il y a deux mille ans qu'il n'est plus. Quoi que ce soit, on peut voir en cela la grandeur de sa fortune^ laquelle ne le pouvant encore abandonner tant d'années après sa mort, ajoute à ses conquêtes une personne qui les relève plus que la femme et les filles de Darius, et lui a fait gagner un esprit beaucoup plus grand que le monde qu'il a dompté. Je devrois craindre, par votre exemple, d'écrire d'un style trop élevé '. Mais en peut-on prendre un trop haut en parlant de vous et d'Alexandre? Je vous supplie très-humblement de croire, madame, que j'ai pour vous la même passion que vous pour lui, et que l'admiration de vos vertus me fera toujours être, madame, votre, etc.
[Liibonne, octobre 1633.]
Mademoiselle, depuis que je suis parti de Madrid, j'ai fait devant que de venir ici deux cent cinquante lieues d'Espagne qui n'en valent guère moins que cinq cents de France ; ce n'est pas mal aller pour un homme qui avoit les jambes si roides et à qui on r^» prochoit qu'il ne pouvoit marcher. J'ai jugé tout ce chemin bien employé, lorsqu'on arrivant en ce lieu, j'y ai trouvé les lettres qu'il vous a plu me faire tenir du troisième de juillet ; et quoique j'aie rencontré à Seville toute la dépouille de la flotte des Indes et que l'on m'y ait fait voir six millions d'argent dans une
' Voyez la note précédente.
' JMm. de Conran, p. 765.
seule chambre , je puis dire que je n'ai point vu de si grands trésors que celui que vous m'avez envoyé. Vous pouvez imaginer le contentement que j'ai eu de recevoir tant de témoignages d'affection de tout ce qu'il y a d'aimables personnes au monde. Et certes, cette joie auroit été plus grande que ne l'eût pu supporter un homme qui est si peu accoutumé d'en avoir, si elle n'eût été tempérée par la nouvelle que vous me donnez de votre indisposition. La colique n'avoit pu jusqu'ici venir à bout de ma patience ; mais elle a trouvé moyen de la vaincre en me prenant par là, et la douleur me touche en la plus sensible partie de moimême, quand elle vous attaque. J'ai une extrême tristesse de voir que mon âme soit divisée en deux corps si faibles que le vôtre et le mien, et qu'il faille que je sois toujours malade de mes maux ou des vôtres. Enfin , mademoiselle , je vois bien qu'il me faudra chercher des remèdes plus solides que celui de l'éjade. Nous serons contraints de nous soumettre à l'avis des médecins , et nous devons plutôt nous résoudre à perdre une vertu que deux vertueux. La charité, qui est la première de toutes, nous oblige à avoir pitié de nous-mêmes, et puisque la douleur et la maladie sont des effets du péché et une des malédictions quUl a causées, nous devons faire tout ce qui nous sera possible pour le fuir, et pour avoir soin de notre santé. Vous avez encore plus d'intérêt que moi de suivre ce conseil, car la mienne est à cette heure en meilleur état qu'elle n'avoit accoutumé, et le travail et l'agitation du chemin m'ont mis au moins hors d'appréhension pour quelque temps. Si vous voulez user de
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ce régime, je vous attendrai en Angleterre, et je vous mènerai partout par la coutume du royaume de Logres'.
J'étois sorti de Madrid, contre l'opinion de tout le monde, avec ce peu de prudence que vous savez que les philosophes de la secte de votre mari ont eu tout ce qui est de leur plaisir ; et en une saison où les Espagnols osent à peine sortir de leur logis, j'avois entrepris de traverser la plus grande partie de TEspagne et da venir passer le mois d'août au lieu le plus chaud de l'Europe. Cependant je suis venu à bout, Dieu merci, de mon dessein ; et à cette heure que je suis en Portugal, je me moque de ceux qui disoient que j'allois mourir en Andalousie. Sans mentir, mademoiselle, ce ne vous est pas peu de gloire d'avoir pu allumer le cœur d'un homme aussi froid que je suis. Le soleil, qui fend ici la terre et qui brûle les rochers, n'a pu à grand'peine que m'échauffer, et je n'ai point eu d'incommodité en ce voyage, qu'une nuit que je ne m'étois pas assez couvert. Trois hommes qui étoient partis avec moi ont été contraints de demeurer en chemin. La chaleur, la lassitude, ni la peine qu'il y a de voyager en ce pays n'ont pu m' arrêter, et quoique j'aie trouvé beaucoup de lits plus mal garnis que ceux de Villeroy % et beaucoup de chambres plus mauvaises que celles de Panfou % et que je n'aie point
' C'est-à-dire, de la chevalerie errante : le royaume de Logres est le pays d'Artiis et des chevaliers de la Table-Ronde.
^ On le fit coucher sur la paille à cause qu'ils éloient trop de monde (T.). Plus loin Voiture revient sur cet incident (p. 22G).
^ Petit village, à cinq lieues de Mclun.
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dormi (chose de considération) depuis trois mois, je suis ici arrivé plus fort et plus sain que jamais. Ne pensez donc pas que je sois encore cette foible créa*ture que vous avez vue autrefois. Je suis tout autre que vous ne sauriez vous imaginer. Je suis crû de six grands doigts dans ce voyage ; j'ai le teint extrêmement brûlé, le visage plus long que je ne Tavois , les dents de devant fort serrées, les yeux noirs, la barbe noire, et selon que je me figure qu'est fait le baron de Villeneuve S je lui ressemble plus à cette heure qu'à M. de Sérisay ^ Cette mine entre douce et niaise est passée en une autre toute contraire, et il ne m'est plus rien resté qui ne soit changé, sinon que j'ai encore les sourcils joints, qui est la marque d'un fort méchant homme. J'espère que dans trois ou quatre jours j'é«* prouverai si je saurai aussi bien résister au travail de la mer qu'aux autres, et dès qu'un vaisseau anglois, qui a déjà les deux tiers de sa charge, l'aura tout entière, nous partirons. Dieu aidant, au premier vent.
Il faut avouer, mademoiselle, que ma fortune a quelque chose de bien bizarre. Moi, qui autrefois n'ai pu me résoudre d'aller jusqu'au Pont-aux-Dames, en la meilleure compagnie du monde, j'ai été à cette heure plus loin qu'Hercule, et il y a plus d'un mois que j'ai passé ses colonnes. Et au lieu que je ne pouvois souffrir un petit vent dans le cabinet de
' C'étoit un gentilhomme touloasain, des amis de Mn^o de Rambouillet, Irès-instruit et conteur aimable. Voyez Tallemant, t. IV, p. 110.
^ Sérisay ou Gérizay? Plusieurs pièces insérées dans le Recueil de Sercy^ 5 vol. in- 12, Paris, 1668, sont signées de ce nom.
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U"^Q de Rambouillet, je m'en vais à cette heure en défier trente-deux au milieu de l'Océan et de Thiver. Ce n'est pas là pourtant le plus grand péril. Trente vaisseaux de Barbarie qui courent cette côte donnent davantage de peur à tous ceux qui partent d'ici et se font plus craindre que la tempête. Je voudrois bien savoir s'il y a quelque astrologue qui eût pu dire en me voyant il y a deux ans, dans la rue Saint-Denis, avec ma rotonde, que je courrois bientôt fortune do ramer dans les galères d'Alger, ou d'élre mangé par les poissons de la mer Atlantique. Mais au cas que je sois destiné à être pris par les pirates, je souhaite, au moins, que je tombe entre les mains d'un célèbre corsaire ', que j'ai ouï nommer autrefois à W^^ de Rambouillet, et dont le nom seul me fait avoir de l'inclination pour lui. Si M'^® de Rambouillet le peut deviner en quatre et le dire après sans rire, je lui donnerai un petit peigne % dont on me fit hier présent, qui avoit été fait pour la reine de la Chine. Je n'ai pourtant pas trop de peur de payer ma rançon et d'être réduit à racheter ma liberté, car le capitaine du navire m'a assuré que je pouvois dormir en repos pour ce qui est de cela, et m^a juré qu'en tout cas il metlroit le feu aux poudres. Voyez le bon expédient, et s'il ne me vaudroit pas mieux embarquer avec un anabaptiste ! Mais ce qui est remarquable, et qui s'est plaisamment rencontré , c'est (et par ma foi je ne mens pas) que je m'en vais dans un vaisseau qui ne porte que moi et huit cents caisses do sucre. De sorte que si je viens à
1 M'i« de Rambouillet elle-même.
^ Voyez plus bas, p. 204.
)3on port, j'arriverai confit ; et si, d'aventure, je fais naufrage avec cela, ce me sera au moins quelque consolation, de ce que je mourrai en eau douce. Jugez si je pouvois rencontrer une embarcacion qui me fût plus convenable. Après cela, il me semble que ce voyage ne me peut être qu'heureux. J'espère que les zéphyrs, qui sont du nombre des esprits doux, me seront favo* râbles, et que devant que cette lettre soit en France, je pourrai être en Angleterre.
Je vous supplie très-humblement, mademoiselle, de me faire la faveur de témoigner à la première des deux personnes dont je vous parlois à cette heure, qu'encore que je change de tant de lieux, elle garde toujours celui qu'elle a accoutumé d'avoir en ma mémoire. Tous les objets qui se présentent à moi me font souvenir d'elle ; toutes les fois que je vois un magnifique bâtiment, un pays agréable et une belle ville, ou quelque rare ouvrage de Tart ou de la nature , je la souhaite et je désirerois savoir le jugement qu'elle en feroit. Celui qu'elle a fait depuis peu en ma faveur me rend plus satisfait de moi-même que je ne le fus de ma vie, et le prix qu'elle m'a donné venant d'une si bonne part me semble être hors de prix. Il ne me pouvoit rien arriver tant à mon avantage, que de recevoir cet honneur d^une personne qui en peut être si bon juge, et de qui on peut dire avec vérité, qu'il n'y a jamais eu une dame ' qui ait si bien entendu la galanterie, ni si mal entendu les galants. Je trouve seulement à désirer qu'en me faisant cette
' Mlle de Rambouillet (T.)
grâce, on me Teût signiGé en d'autres termes, qu'en disant qu'elle donnoit el preeio de mas galan al re Chiquito*, C'étoU, ce me semble, assez de dire Chico. Mais du style de la demoiselle qui Ta écrit , je m'étonne encore qu'elle n'a mis Chiquitico. Toutefois cela peut avoir été fait à bon dessein , et dans une si grande gloire que celle que je recevois, il étoit à propos de me faire souvenir de ma petitesse. Je fais ce qu'il m'est possible pour défendre sa bonté. Car j'avoue qu*à ce coup je serois trop méconnoissant, si je me plaignois d'elle, après Thonneur qu'elle m'a fait de m'écrire. Lors même qu'elle me reproche que je suis petit, elle m'élève par-dessus tous les autres, et avec une feuille de papier elle me rend le plus grand homme de France. Celle que j'ai reçue d'elle est si excellente et si pleine de gentillesse, qu'après cela je ne sais si j'aurois assez de temps ni de hardiesse pour lui écrire. Je ne me trouve jamais si glorieux que quand je reçois de ses lettres, ni si humble que lorsque j'y veux répondre et que je considère combien mon esprit est bas au-dessous du sien. Je voudrois bien, mademoiselle, dire ici quelque chose de cette personne qui sera toujours louée et ne le sera jamais assez, et je souhaiterois qu'il y eût des paroles aussi belles et aussi bonnes qu'elle pour en parler comme je désirerois. Mais il n'y a point de langage au monde pour cela,
1 Hi>« de RambouiUet, Jugeant enire lui et M. Godeau, lui donna le prix à la façon d'Espagne, où il y en a un pour celui qui a paru le plus galant, bien qu'il n'ait pas eu l'avantage. Elle ajouta a/ re Chiquito, à cause du roi de Grenade, appelé Petit, qui étoit fort galant, et que d'ailleurA Voilure étoit d'une petite taille (T.).
et c'est tout ce que peut faire le dernier effort de la pensée, que de concevoir quelque chose digne d'elle. . Je remercie madame de Glermont de ce que les extrêmes chaleurs d'Andalousie ne m'ont point fait malade, et de ce que j'ai eu le temps favorable les deux fois que j'ai passé le détroit. Je la supplie de me continuer ses faveurs et de croire que je ne saurois oublier de si solides obligations. J'achèverai de con-» noitre d'ici en Angleterre à quel point est l'affection qu'elle me fait l'honneur d'avoir pour moi. On dit qu'il y a en Norwége des personnes qui vendent le vent; mais je crois qu'elle le peut donner, et si je ne l'ai toujours en poupe, je me plaindrai d'elle. Avec sa permission, je baise très-humblement les mains à M»^ Atalante\ et quoique sa légèreté soit une des premières choses que j'ai louées en elle, je la supplie de n'en point avoir pour moi. Je lui rends mille grâces, et à mademoiselle sa sœur, de l'honneur qu'elles me font de se souvenir de moi.
Mais, mademoiselle, voici la cinquième page que jo vous écris sans vous écrire, et quand vous lirez tant de choses que je mets pour les autres sans parler de vous, il semble que l'on vous pourroit demander : Et vous, pourquoi ne mangez-vous point de gâteau*?
> M"a de Glermont, aujourd'hui M»» d*Avaugour (T.).
^ L'évèquo de Lisieux entra (dans la chambre de TA^<^ de Rambouillet, qui étoit avec trois ou quatre bourgeoises. On lui apporta un gâteau qu'elle ne vouloit pas entamer ; mais M. de Lisieux en ayant pris, et le trouvant bon, il se tourna vers ce» femmes, et sans considérer qu'on ne leur en avolt point donné, il leur dit : « Et vous, pourquoi ne mangez-voua point de gâteau ? » (T.)
Vous savez que c*est votre faute plus que la mienne ; si vous en voulez manger, il ne faut que le dire. Tout sera pour vous, je vous jure, et vous aurez les jMurts de tous les autres. Je ne puis pourtant m'empècher de vous dire ici l'extrême joie que Ton m'a donnée, en me mandant que j^étois tout entier dans le cœur de cet homme, que vous savez qui est si fort selon le mien \ Je sais bien que ce n'est pas un lieu de repos. Je crois qu'il n'y a point d'endroit dans l'Afrique si chaud, ni de golfe en la mer qui soit plus agité. Mais cela n'empêche pas que je ne me réjouisse infiniment d'y être, et que je ne me tienne très-heureux d'avoir une si grande place dans le meilleur cœur de France. Si, du reste, il n'y a que des pieds et des mains, je crois au moins que ce sont de belles mains et de beaux pieds; et il y en aura quelques-uns que je baiserois de bon cœur. Mais puisqu'il l|ii a plu de me faire un si grand honneur, je le supplie très-humblement, que pour achever cette bonté, il vous permette d'y entrer plus avant que les autres, et qu'au moins il vous y laisse mettre la moitié du corps. Car sans mentir, mademoiselle, je ne puis être bien entier en un lieu où vous n'êtes pas. S'il a encore la bonne inclination qu'il avoit à bien faire, je sais qu'il m'accordera bien volontiers cette faveur, et qu'il sera bien aise de nous mettre là à part tous deux ensemble. J'ai extrêmement besoin d'une occasion comme celle-là, et de vous pouvoir entretenir en particulier, pour vous dire, sans que tant de personnes l'entendent, ce que je sens pour
• Le cardinal de lu ValoUe (T.).
vous; de quelle sorte je vous aime et je vous honore; combien votre absence m'est insupportable et votre mémoire m'est douce, et avec quelle passion je suis, mademoiselle, votre \ etc.