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II

326 POÉSIES oc TOITURE.

XUII.

Penser qae, pour ne voi» dépbâre.

Je mé reuille jamsîa diiInâFe D'uadenseiB où j'ai taat de droil»

Cest être injuste en moa endroit.

Et de plus un peu téméraire.

Philis depuis dem aw na'éclaire ; Elle est mon ange tutélakre; Je Taime plus qu'oB m sauroit Penser.

Je vous demande en cette affaire, Pardon de tous être contraire.

Un autre s'en contenteroit :

Cependant^ vous faites le froid.

Ma foi, c'est trop : allez vous faire Penser.

Pour vos beaux yeux, qui me vont consumant, L'amour n'a point de peine et de teurni^, De feu cuisant ni de cruel martyre Que de bon cœur je ne voulusse élire.

Et qu'on ne doive endurer doucement.

Tout l'univers n'a rien de si charmant ; Et s'il étoit sous mon commandement.

Je quitterois volontiers son empire Pour vos beaux yeux.

Toute la cour vous sert également ; Mais quant à moi, si je vais Vous aimant,

Ne croyez pas que par là Je désire Cette faveur où tout le monde aspire :

Car je vous aime^ et tous sers seulement Pour vos beaux yeux.

KLV.

Pour vous servir, j'ai pu me dégager D'une autre amour, et désirer changer Un logement qui pounroit me suffire; Et sans prévoir si mon sort seroit pire.

Je n'ai point eu regret de déloger.

En quatre jours j'ai su déménager; Dessous vos lois j'ai voulu me ranger, Et quitterois derechef un empire.

Pour vous servir.

Mais si cela ne vous peut obliger.

Je changerai sans beaucoup m'affliger :

Car j'ai le cœur tout fait comme de cire, Doux et traitable, et, s'il faut vous le dire, Je suis volage, inconstant et léger.

Pour vous servir.

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