LU
Mes yeux, quel crime ai-je commis Qui vous rende mes ennemis.
Et qui vous oblige à me nuire?
Pourquoi cherchez-vous en tous lieux.
Vous par qui je me dois conduire.
L'objet qui seul me peut détruire ?
Quel mal vous ai-je fait, mes yeux?
Vous savez bien que vos plaisirs M'ont coûté cent mille désirs,
* Imité de Tespagnol, de Cristoval (T.).
.334 POÉSIES DB VdlTURE.
Et qu'ils 80&t ailleurs de ma peine :
^ contre moi «éditieui.
Charmés de Téclat qui vous mène^ Vous ne voulez voir que Climène :
Quel mal vous ai-je feit, mes yeuxt
Loin d'elle vous mouiei d'emnii , Et moi je ne meurs Aujourd'hui Qu'à eaase que vous l'aveu vue; Les fers vous semblent glorieux Sous qui mon âme est abattue; Vous aimez celle qui me tue :
Quel mal vous ai-je fait, mes yeut t
Vous m'apprenez que ses beautés Passent 1^ célestes clartés^ Que des nuits la blanche courrière Luit d'un éclat moins radieux^ Et qu'au milieu de sa carrière Le soleil a moins de lumière :
Quel mal vous ai-je fait, mes yeux ?
C'est vous qui donnez le poison Qui chasse ma faible raison.
Qu'en vain maintenant je réclame, Et vous qui trop audacieux Jetez le désordre en mon ftflie, La perdez, la mettez en flamme :
Quel mal vous at-je fait, mes yeux?
LllP.
L'Amour sous sa loi N'a jamais eu d'amant plus heureux que moi; Béni soit son flambeau,
* Mss, de Conrarl, t. X, p* I057«
Son carquois^ son bftftdèau !
Je suis amoureux, Et le ciel ne voit point d'amant plus heureux.
Mes jours e( mes nuits Ont bien peu de repos et beaucoup d'ennuis; Je me meurs de langueur.
J'ai le feu dans le cœur^ » . Je suis, etc.
Mortels déplaisirs, Qui venez traverser mes jujitâSi désirs , Je ne crains point vos coups:
Car enfin malgré vous
Je suis, etc.
A tous ses martyrs L'Amour donne en leurs maux de secrets plaisirs : Je cbéris ma douleur.
Et dedans mon maltievHr, Je suis, etc.
Les yetix qui m'ont pris Payeroient tous mes maux avec un souris; Tous leurs traits me sont doux.
Même dans leur courroux :
Je suis, etc.
Ooris eut des eieux.
En naissant, la faveur et l'amour des dieux : Je ta veux adorer Et sans rien espérer.
Je suis, etc.
Souvent le dépit Peut bien pour quelque temps r hanger mon esprit.
Je maudis sa rigueur^ Mais au fond de mon cœur Je suiS; etc.
Étant dans les fers De la belle Gloris^ je chantai ces vers; Maintenant d'un sujet Mille fois plus parfait^ Je suis^ etc.
La seule beauté Qui soit digne d'amour tient ma liberté^ Et je puis désormais Dire mieux que jamais :
Je suiS; etc.
Je me tais et me sens brûler :
Car l'objet qu'adore mon ame
Est si parfait que je n'en puis parler^
Sans faire voir à tous le sujet de ma flamme.
Si je dis que dans l'univers Celle pour qui je meurs n'eut jamais de pareille, ' Qu'elle est de tous les yeux l'amour et la merveille. Qui ne devinera la beauté que je sers?
Si je dis que dans ses beaux yeux, Cet archer qui m'y fait la guerre Forge des traits qu'il garde pour les dieux,
Méprisant désormais tous les cœurs de la terre; Et que, dans le fort des hivers.
Quand la rigueur du froid efface toutes choses,
Son teint paraît toujours plein de lis et de roses.
Qui ne devinera la beauté que je sers?
Que si je parle dignement De son esprit incomparable^ Dont la grandeur partage également ÂTecque sa beauté le titre d'adorable ; Si je puis dépeindre en mes yers Combien son âme est grande^ et généreuse, et belle. Et tant de qualités qu'on ne trouve qu'en elle, Qui ne devinera la beauté que je sers?
Mais, sans parler de sa beauté.
De son esprit ni de ses charmes.
Si je décris comme sa cruauté Méprise désormais les soupirs et les larmes;
Et que ceux qui sont dans ses fers N'en reçurent jamais un regard favorable, Que le ciel n'en voit point de plus inexorable. Qui ne devinera la beauté que je sers ?
Les trois plus grandes déesses.
Dont Paris sut les débats.
Ont disputé des appas €k)ntre une de nos princesses '; Mais, en voyant sa beauté,
Vénus même l'a quitté.
Les Grâces ont eu querelle Sur qui tient le premier rang.
Et qui vient de meilleur sang.
D'elles ou MademoiseDe^ Tout le ciel sollicita ; Mais la belle l'emporta.
' M"» la Princesse.
3 MU« de Montpensier, fille uniqae de Gaston d'Orléans, qui habitait le PeUl-Loxembourg.
lU 29
338 IH)ÉSTES IMS IfOfTURE.
Les plus savasts en la tphère Doutent depuis quelques ans Où Tastre qui fait les temps Tient sa demeure ordinaire^ Si le del est son séjour^ Ou le Petit-Luxembourg.
Au cours éa bois de Vincennes, Le soleil a disputé De lumière et de beauté Avec la belle d'Angennes :
Mais le soleil le perdit^ Aux rayons qu'elle épandit.
Au milieu de sa carrière^ Voyant Péclat de ses yeux, En vain le flambeau des cieui Fit redoubler sa lumière :
Car avec tous ses feux Qu'eût-il fait seul contre deux?
Dans le fond d'un bois antique Un rossignol disputa Sur ut, ré, mi, fa, sol, la, Avec la belle Angélique * :
Mais le rossignol perdit, Au doux son qu'elle épandit«
Sur le ebemia de Cbaroime»
Amour tout chargé de traits, A disputé des attraits Avec la belle baronne ^ :
> MU«Paule«.
2 M">« du Vlgean.
Mais le pauvre enâmt perdit^ Aux charmes qu'elle épandit.
LVP.
(SttTtBts'.)
Notre Aurore • vermeille
Sommeille; Qu'on se taise à l'cntour.
Et qu'on ne la réveille Que pour donner le jour.
Votre beauté divine
Assassine Nos cœurs par se» beaux yeux :
C'est la belle Lucine^ Le chef-d'œuvre des cieux.
En vous^ belle Julie S S'alUe
Et la Tertu remplie D'attraits et de beauté.
Vous êtes accomplie,
Julie, Plus belfe que le jour, Et chacun vous publie L'ornement de la cour.
La beauté d'Angélique Est unique,
Ms8, de Conrart, t. X, p. 1071.
Vaudevilles : voyez 1. 1, p. 50.
W^ de Bourbon : voyez le Beeueil de Maurepas, où l'on trouve, vis-à-vis ce premier couplet, celle note : Pour M"* de Bourbon endormie. Voyez, dé plu», t. f, p. 117. * Mil«de Raml^uUlet.
Et ses yeux nos vainqueurs Ont un secret magique^ Pour gagner tous les cœurs.
LVÏI *.
Ce n'est pas sans raison Qu'on dit que je vous admire.
Et pour moi je n'en puis dédire Monsieur de [Saint-Brisson] «.
Coralte, vos beaux yeux forcent toutes les âmes A brûler, à brûler de leurs flammes.
Tout ce qui part de vous, A des grâces si charmantes, , Que les âmes les moins aimantes
En ressentent les coups.
Coralte, etc.
[Vos yeux seroient vainqueurs De l'esprit le plus farouche, Et dès que vous ouvrez la bouche Vous ouvrez mille cœurs.
Coralte, etc.]
Votre teint en tous lieux A toujours des fleurs écloses, Et l'Amour couché dans ses roses Y fait la guerre aux dieux. '
Coralte, etc.
Puisque si puissamment Vos attraits que rien n'efface
« iVw. de Conrart, t. X, p. 1053.
3 Un de» soupirante de M"« Paulel. Voyeï l. 1, p. 112.
Oot touché mon âme de glace^ On peut dire hardiment :
Goralte^ etc.
[Une se passe jour De ceui qu'on vous voit paroître^ Que Tos attraits ne fassent naître Quelque nouvel amour.
Goralte^ etc.
Vous tenez aux tourments Toujours des cœurs plus de mille; Et dans la cour et dans la ville Vous avez des amants.
Goralte^ etc.
Les enfants au berceau^ Rient à vous comme aux anges; Les vieillards chantent vos louanges ' Jusque dans le tombeau.
Ck)ralte^ etc.
Il ne reste sinon Qu'ici l'o.n vous dresse un temple :
Déjà des prêtres je contemple Qui chantent votre nom.
Coralte^ etc.
Pour moi je ne crois pas^ Quoi que vous me puissiez dire^ Que rien m'ôte de votre empire^ Si ce n'est le trépas.
Coralte^ etc.
Quand vous m'auriez chassé.
Dans l'amour qui me transporte, J'irois chanter à votre porte D'un ton triste et cassé:
Coralte, etc.
342 POÉSIES DE VOITUBE*
tvui.
J'avois de Tamour pour vous,
CharmaDte Sylvie!
Mais vos injustes courroux Ont refroidi mon envie> Je sais aimer constamment; Mais si Ton n'aime également^ Ma foi, je m'en ennuie.
Votre bouche et vos be^ux yeux»
Les rois de ma vie^ Et votre ris gracieux A voient mon âme asservie.
Vous m'aviez gagnez le cœur ; Mais quand on a trop de rigueur^ Ma foi^ je m'en ennuie.
J'approuve un feu bie» heureux
Qui deux âmes lie, Et tient deux amoureux Sans peine et mélancolie; .
J'aime les douces amours; Mais pour soupirer tous les jours^ Ma foi, je m'en ennuie.
L'amour sur un autre amour
Volontiers s'appuie; J'aime sans aucun détour; Mais si je vois qu'on me fuie , Et qu'on se plaise à m'ouïr Pleurer, tourmenter et gémir.
Ma foi, je m'en ennuie.
J'approuve un cœur enflammé Qui se glorifie
D'aimer sans qu'il soit aimé.
Et son plaisir sacrifie :
Je le fais bien quelquefois; Mais quand cela passe trois mois, Ma foi, je m'en ennuie.
Vous exercez sur mon coeur
Tropdetyrauiiei
Je ne vis plus qu'en laideur »
C'est une peine infinie
Que de vivre en vous aimant,
Et pour vous parler franchement,
Ma foi, je mVn ennuie.
Si vous penses boaorer Une âme tran8ie> Qui meurt pour vous adorer, Pour moi je vous remercie ; Je ne veut point tant d'honneur.
Gardez-le à quelque grand seigneur :
Ma foi, je m'en ennuie.
Faire des vers en bateau^
Ce seroit folie, Car par la fraîcheur de l'eau Je sens ma tète assaillie.
Vous n'aurez donc que ceci, 11 fait mauvais écrire ici :
Ma foi, je m'en ennuie.
(Sur l'air 4u brank de Melz.)
Belles, l'honneur de notre âge.
Et le but de nos souhaits.
Sur Taii* du braide de Mets,
Apprenez notre voyage :
Mais pleurez en le chantant.
Car nous en faisons autant.
Nous n'étions qu'au Bourg-la-Reine, Et je crus être à Goa, ^ Ou cent milles par delà, Tant mon cœur étoit en peine, S'éloignant de la beauté.
Qui retient sa liberté.
Nous vîmes dedans la nue La tour de Mont-le-Heris, Qui pour regarder Paris AUongeoit son col de grue.
Et, pour y voir vos beaux yeux, S'élevoit jusques aux cieux.
Quand nous fûmes dans Etampe, Nous parlâmes fort de vous.
J'en soupirai quatre coups, .
Et j'en eus la goutte crampe :
Etampe et crampe vraiment.
Riment admirablement ^
Dans le milieu d'Angerville, Monsieur notre chancelier ', En me parlant d'un soulier.
Me lit devenir débile, Me souvenant de celui Qui m'a causé tant d'ennui '.
Une heure étoit bien passée, Quand nous vimmes à Toury;
* Voyez plus haut, p. 148.
' Chaudebonne, chancelier du duc d'Orléans.
^ Voyez plus haut^ p. 30.
Alors monsieur Griboury Me revint en la pensée^ Un certain noir et frisé.
Fort bien fait et composé.
Nous trouvâmes près Seroote, (Cas étrange et vrai pourtant) Des bœufs qu'on voyoit broutant Dessus le baut d'une motte.
Et plus bas quelques cochons.
Et bon nombre de moutons.
Nous vîmes deux demoiselles.
Lorsque nous fûmes dedans.
Qui paroissoient à leurs dents D'assez gentilles femelles :
Frère Claude * qui les vit De fort bon cœur leur sourit.
Dans Orléans cent harangues Se firent au chancelier.
Et l'on le vint supplier.
En dix-huit sortes de langues; Les Trois-Mores furent pleins De maires et d'échevins.
Voyant cela je m'écoule.
Et désirant être à part.
Je me sus mettre à l'écart Dans un coin, hors de la foule.
Où rêvant jusqu'à la nuit.
J'écrivis ce qui s'ensuit.
« Notre aurore de la Barre * Est maintenant un soleil :
* Chaudebonne.
> W^ du Yigeao la cadette. Voyez Cousin, M^^ de Longue-' ville t p. 199.
Le ciel n'a rieo do paroil, La terre rien de si rare.
Mais en cas de Merlembeau, Son esprit a*e9t pas fort beau.
Cette beauté souveraine A ralluoié mes vieux ans ; Ses attraits sont si diarmanls»
Que pour sortir de la peine Où m'a conduit soa bel œil.
Je n'att^ids que le cercueil.
Quel éclat et quelles flammes!
Quels rayons vois-je dans Tair!
A voir tant de feux briller, C'est la princesse des âmes, La reine des volontés, La déesse des beautés.
Cachez vos beautés, mortelles :
Je vois paroître Cloris * ; Tous vos attraits sont péris; Vdd k belle des belles; Son souliCT a plus d*attniilB Que vos yeux et tous vos traits.
Ce que le ciel a de flamme Il l'a mis dedans son âme; Ce qu'il eut de précieux^ Il le mit dedans ses yeux.
Rien du tout ne lui défaut.
Que d'avoir le sang plus chaud,
La belle baronne darde* De ses yeux mille trépas ;
' La duchesse d'AiguiUon.
' La baronne du Vigeau.
Mais dites, nVt-elIe pas La mine un peu bien gaill&rde?
Je pense que sa tertu A bien souvent combattu.
Quelle est celle qui m'éclaire Et brille de tant d'appas?
Est-ee Diane ou Pâllas^ Ou la reine de Cytbère?
Car en elle j'aperçois Quelque air de toutes les trois.
A voir sa gr&ee embellie Avec tant de majesté^ C'est rattrapante beauté De la charmante Julie, Dont mon cœur seroit épris.
S'il n'^toit pas à C3oris«
Il seroit temps de me taire, Et ma plume n'en peut plus; Mais que diront les vertus^ Si je me tais de sa mère.
Qui joint à tant de beaoUto Tant de rares qualités^?
Artbénice, où je contemple Tant de miracles divers.
Les autres ont eu des vers.
Mais à vous il faut un temple :
11 sera fait dans un an.
Et j'en ai déjà le plan.
Frère Claude Thérolque En sera le sacristain.
Chapelain le chapelain,
3 M<°< de RambouUtet.
Et Tangélique Angélique S Nuit et jour y chantera Les hymnes qu'il vous fera.
(A M»« la Princesse. — Sor Pair dei LmèrWi. )
Madame^ vous trouverez bon (bi») Qu'on vous écrive sur le ton
De Landrirette^ Qui court maintenant à Paris^
Landriri.
Votre absence * nous abat tous.
Quelques-uns en sont demi-fous^
Landrirette^ Les autres n'en sont qu'étourdis^
Landriri.
Du point de votre éloignement, L'hiver s'approche à tout moment^
Landrirette, Et les beaux jours sont accourcis^
Landriri.
> M"« Paulet.
* Mis, de Conrart, t. X, p. 1049. ~ M^e la Princesse el sa soelété passaient ordinairement la belle saison à Chantilly, ou dans une des nombreuses terres que la maison de CSondé possédait dans les environs de Paris, Merlou, Méru, risle-Adam, etc. « Ces dames, dit M. Cousin, s'attardaient-eiles un peu trop à la campagne, quand Voiture n'y était pas avec elles, il les rappelait à Paris dans des complaintes burleequement sentimentales. »
Pour nouvelles chacun dit fort^ Que le duc Charles est d'accord >
Landrirette^ La neutralité fait grand bruit^
Landriri.
L'on tient ici pour arrêté ^ Que Madame * a fait le traité^
Landrirette^ Le roi, son frère, en est marri,
Landriri.
L'Espagnol rend ce qu'il tenoit, Elle aura tout ce qu'elle avoit,
Landrirette, Particulièrement [Goni],
Landriri.
J'ai reçu deux coups de ciseau.
En un lieu bien loin du museau,
Landrirette, Je m'en porte mieux, Dieu merci
Landriri.
L'on est ici fort tristement.
Tout notre divertissement,
Landrirette, Est de chanter ce qui s'ensuit,
Landriri :
« En grâce, en beautés, en attraits, fc Nulle n'égalera jamais,
(( Landrirette, « La divine Montmorency ^
« Landriri.
Charles IV, duc de Lorraine.
' Madame, dachesse de Savoie.
^ Mi°« la Princesse.
« L'on jugeroit par la blancheur a De Bourbon et par sa fraîcheur,
« Landrirette, a Qu'elle a pris naissance des lis^
« Landriri. .
« Julie a Tesprit el les yen»
« Plus brillants et phis radieux,
« Landrirette, « Que l'astre du jour à midi,
« Landriri.
(( Pour faire son âme et son corps, a Le ciel épuisa ses trésors^
« Landrirette, tt [Tout y doit être bKO fourni], c< Landriri.
« Elle a tout en perfedioD, « Hors qu'elle a trop d'atersioti,
« Landrirette, Pour les amants et les souris,
(( Landriri.
« Mesdemoiselles de Glermont
a Ont plus de charnies qa'Aigrefiiont,
« Landrirette^ « Par Aigremont j'entends ]!ifoogÎ9,
(( Landriri.
« MesdemoiseUes du Vigean
tt Ont le cœur noble et le corps gent,
tt Landrirette , tt Tout homme qui les Toit est frit,
« Landriri.
tt Lorsque Vénus aimoit Âdon, « Elle avoit les yeux, ce dit^on, tt Landrirette,
K Comme mademoiiselle Aubri^ « Landriri. »
D'où vient que depuis quelque» jou»
On voit la troupe des amours»
Landrjrette^ Dessus la route de Poissi,
Landriri?
C'eàt que la reine des beautés^ Des âmes et des libertés^
Landrirette^ Fait sa demeure dans Vigni,
Landriri.
Votre ballet, comme j'entends, Passe les plus beaux de ce temps,
Landrirette, Monsieur de Gauffecourt * le dit,
Landriri.
Un seul violon de Meulan
Fait bien plus de bruit maintenant,
Landrirette, Que les vingt et quatre d'ici,
Landriri.
Un certain faiseur d'almaoach.
M'a dit que monsieur de Meymac ',
Landrirette, Dans ce mois devoit être pris,
Landriri.
' Valet de ehambre , depu» secrétaire de M'^ de Longueville (T.).
' On faisoit la guerre à M^'* de Rambouillet qu'elle donnoit de l'amour à ces Venludour (T.),
Mais si vous ne me croyez pas^ Considérez et lisez bas^
LaDdrirette^ La centurie que voici^
Landriri :
« Trois mois après celui de mai^
« L'on prendra monsieur de Macmey',
Landrirette^ « Et monsieur de Noichane * aussi,
« Landriri. i»
Je sais pour certain que Tamour En veut à ceux de Ventadour^
Landrirette^ Dieu garde monsieur de Lévy '^
Landriri.
J'en mettrois encor plus de six^ Mais je ne puis plus être assis^
Landrirette^ Je m'en vais trouver monsieur Juif ^,
Landriri.