BILLET
(Réponse'.)
Je ferai ce que vous m'ordonnez, fîdèlement, soigneusement et promptement; mais je vous prie de croire que j*y aurai bien plus de peine que vous ne pensez. M. le commandeur de Souvré est le seul de toute la cour, au moins de ceux de qui j*ai l'honneur d'être connu, qui ne m'a donné aucune marque d'affection dans mon déplaisir. Et cependant je suis persuadé qu'il a le cœur bi^n fait, qu'il sait que je suis à lui, et que son souvenir et ses soins se sont quelquefois abaissés jusqu'à des personnes qui n'avoient rien au-dessus de moi. Ces raisons m'avoient fait résoudre de vivre un peu plus réservé avec lui, et de ne m'en rapprocher pas qu'il ne lui plût de me rappeler, et de me rendre la familiarité que son procédé m'a voit ôtée. Mais de bon cœur je change de résolution, puisquMI y va de votre service, et je suis bien aise que vous me commandiez une chose où vous pouvez juger que je dois avoir de la répugnance : car cela vous fera conoottre que je suis capable de tout faire et de tout souf» frir pour votre contentement, puisque je sacrifie à vos intérêts des ressentiments si justes.
' GoBtar avaU écrit à Voilure pour le piier d'employer son erédii auprès «lu commandeur de Sotivré, afin et ftiire pa^ner à M">«de ... les arrérages de sa pension. Celle dam«, qu'il do nomnt pas, paraît être des amies ou des prot«''gées de M">« de Sablé. Voyez Entretiens, p. 453
CORRESPONDANCE AVEC GOSTAR. 147