‹ Œuvres: lettres et poésiesChapitre 83 sur 134 · AU MÉMB · texte numérisé non relu

AU MÉMB

Je vous en demande très-humblement pardon, mais je vous avoue qu'il y a douze heures que je suis content de vous. Je sais bien qu'à votre égard c'est le plus grand crime que je pouvois commettre, et qu'il n'y a rien qui vous offense tant de moi, que lorsque vous croyez que j'ai quelque joie secrèle« Juges par là de ma reconnoissance. Sachant que vous m'en ferez repentir, je ne puis m'empêcher de vous en rendre

* SIss, de Conrartf p. 627.

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grâoe, 6t de vous dit^ qu'après cela il n'y a point d'oti^ nuis que Je tie soufiVe volontiers pour vous* Détruiseii dono tauiôt, si vous voulez, toutes mes imaginations et mes confiances; apprenez-moi que j*ai mal entendu tout ce que j'ai expliqué en ma faveur; faites-moi voir que mon affection vous est indifférente, ou même ennuyeuse. Ce m'est assez de bonheur pour toute ma vie, que d*avoir pu croire un demi jour que vous ne me haïssez pas , et ce contentement m'a donné de la force pour souffrir toutes sortes de déplaisirs.

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