MÉLANGE DES JEUX
Pour former le grand-jeu ou grand-chœur, on emploie : l'^ les jeux de fonds ; 2*" les trompettes, clairons, cromome, basson, bombardes, euphone, cornets, et les quelques jeux de mutation, tels que le nazard et la quarte de nazard. Dom Bedos conseille de ne point employer le grand cornet dans le grand jeu pour laisser aux jeux d'anches tout leur éclat et toute la beauté de leur timbre.
Les jeux doux, ou jeux de flûte, se composent ordinairement de tous les jeux de fonds, ou bien seulement de quelques-uns d'entre eux; c'est dire que le mot de flûte, dans ce cas, devient un terme générique.
Pour le plein-jeu, avec lequel on exécute le plainchant en harmonie, on joint aux jeux de fonds les fournitures, les cymbales, les doublettes, les tierces et les quartes.
Dans les jeux de récit on soutient le jeu que l'on fait réciter, par quelques jeux doux au clavier où le récit est placé, et on l'accompagne par quelques jeux de fonds sur un autre clavier. Les jeux de huit pieds, par leur diapason, sont ceux qui conviennent
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le mieux pour raccompagnement de la voix et des
récits divers de rinstrument.