‹ Œuvres littéraires-musicalesChapitre 49 sur 123 · TRANSPOSITION DU PUON-CHANT · texte numérisé non relu

TRANSPOSITION DU PUON-CHANT

reusement avec le caractère de certaines cérémonies. Dans les saints offices la gravité n'est jamais un défaut.

Dans la formation du septième mode, quatrième authentique, se rencontre une irrégularité mélodique qui le caractérise. Ce mode, dont Téchelle radicale est sol, la, si, ut, ré, mi, fa, 5oJ, participe de l'authentique et du plagal par les notes inférieures qu'il admet mélodiquement dans certaines pièces. En effet, ' si dans le système superflu, admis pour tous les modes dans les grandes pièces de chant: proses, répons, offertoires, etc., on place le plus souvent la redondance à l'aigu, ce n'est point dans le septième mode : la redondance de celui-ci est toujours bien grave. Le chant de la prose de l'office du Saint-Sacrement, Lauda Sion salvatorem, nous en fournit un exemple saisissant et significatif. D'autre part, l'élévation de son échelle naturelle ne permettait guère l'excursion dans la région supérieure sans outre-passer l'étendue de la voix. Dans cette belle pièce de chant, c'est donc une étendue mélodique peu ordinaire, qu'il est essentiel de mesurer sagement dans la transposition.

Pour encadrer naturellement l'échelle de ce mode dans la portée de quatre lignes, on a admis la clef d*ut troisième ligne, la seule qui pût lui convenir. Ainsi disposé, ce septième mode se transpose en ré majeur pour les instruments: par ce moyen les voix étant ordinairement de diverse nature ou diapason dans les chœurs un peu nombreux, on peut les combiner de telle sorte, qu'elles se meuvent à l'aise dans cette étendue du la grave au ré aigu. Nous avons

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