X INTRODUCTION
l'esthétique de son art; c'est à sa bienYeillance affectueuse qu'il dut de pouvoir assister, tous les dimanches à la messe de la Chapelle royale, et d'être admis à de nombreuses réunions musicales où se produisaient les premiers talents de l'époque, interprétant les œuvres des plus illustres maîtres de l'école allemande.
En septembre 1828, Mgr Louis-Guillaume- Valentin Dubourg, évoque de Montauban depuis 1826, confia les deux places de grand organiste et de maitre de chapelle de sa cathédrale à notre jeune artiste, dont les talents fixaient déjà l'attention publique. Pendant trente-six ans, l'orgue de Montauban fut pour M. Labat un poste d'honneur, c Les music ciens qu'attirait souvent sa savante exécution, dit c un de ses élèves les plus distingués, n'ont pas c oublié l'abondance d'idées^ la variété de modulac tiens, les piquants effets d'imitations et surtout c les belles expositions de fugues, dont l'habile € contrapuntiste entremêlait, dans ses réponses, les a chants de l'ofiBce. Trop consciencieux pour s'abanc donner sans réserve aux hasards capricieux de c l'inspiration, M. Labat, malgré sa facilité d'inc vention, ne s'asseyait jamais au clavier, le jour € des grandes solennités, sans avoir préparé quelc ques belles pièces de Rinck, de Haydn, de Mozart, c de Clementi. Il signalait ainsi, lui qui n'avait pas