INTRODUCTION. XI
€ k le craindre, l'écueil de ces prétendues improvic salions où les organistes croient aborder des idées c nouvelles, et qui ne sont pour la plupart qu'une c fastidieuse répétition des mêmes phrases et des « mêmes formules (1). »
Dans une très-intéressante brochure qui a été publiée après sa mort, en 1877, M. Labat a écrit les lignes remarquables suivantes, qui complètent ce qui précède : —
c En Usant dans le passée il est dans f ordre natU" c rel des choses de s'occuper souvent de ce qu*on a c aimé. Oui, notre pensée s'occupe sans cesse de € l'orgue, comme elle s'en occupait pendant les c trente-six années passées à Montauban; mais c'est, c comme alors, pour regretter amèrement de ne pas c avoir eu sous la main un instrument, sinon c monumental, du moins acceptable : avec le fond c théorique et les procédés pratiques que nous € devions aux leçons de l'excellent et habile Jacques c Gaussé, du mystique et profond Urhan, du savant € et illustre Fétis et du classique Benoist, notre € émulation y eût gagné très-certainement, et nos € inspirations eussent été un peu plus dignes de € Dieu, que nous avions mission de célébrer. » Touchantes paroles et touchants regrets d'un vir-
(1) Courrier de Tam^t-Garonne, Notice sur X. Jean-BapUsta IjalMit, par M. £. (n* du samedi 16 Janyier 1875).
Xn INTRODUCTION.
tuose qui, pendant toute sa belle carrière artistique, n'a pas eu le bonheur de posséder un orgue, son instrument de chère prédilection, qui pût lui permettre de donner un libre essor aux splendeurs des inspirations de son âme si noblement et si chaudement religieuse.
Mais revenons un peu sur nos pas.
La maîtrise de Mon tau ban fut supprimée, en 1855, pour des raisons exclusivement administratives.
< Indépendamment de sa position d'organiste de « la cathédrale, M. Labat exerçait un professoral « fécond et dévoué au pensionnat des Dames de TEn-
< faut Jésus, dites Dames noires, et formait autour
< de lui un groupe de jeunes harmonistes, heureux € de s'éclairer de son expérience et de ses leçons. « Jaloux, d'ailleurs, d'initier la population montalc banaise aux œuvres des maîtres et de vulgariser c les notions de la science harmonique, il fondait c en 1855, une Société de Concerts^ et ouvrait, en € 1858, k l'hôtel-de-ville, un cours gratuit d'har- € monie (!)• »>
Le zèle et le talent de M. Labat méritèrent à celui-ci l'honneur d'être nommé par M. le Ministre de l'instruction publique, en 1845, membre de la Commission d'examen à l'Ecole Normale de Mon-
(l) Courrier de Tam-et-Garonnef ibidem.