‹ Œuvres littéraires-musicalesChapitre 58 sur 123 · ESTHÉTIQUE DBS HUIT MODES DU PLAIN-CHANT · texte numérisé non relu

ESTHÉTIQUE DBS HUIT MODES DU PLAIN-CHANT

Déduisant Télément pratique de ce qui précède , nous trouvons que dans la division des modes authentiques, appelée division harmonique^ la note tonique ou finale est toujours la plus basse de l'échelle et termine la pièce de chant, tandis que dans la division des modes plagaux, dite division arithmétique, cette tonique est la note de jonction de la quarte et de la quinte, la quinte se trouvant au-dessus. D*où il suit que réchelle des modes authentiques va toujours de la tonique grave à son octave aiguë, dans le premier mode de ré k ré, dans le troisième de mi à mi, etc., et que l'échelle des modes plagaux va, au contraire , de la note de la quinte placée au grave, à Toctave aiguë de cette même quinte, dans le deuxième mode de la kla, dans le sixième d*ut à ut, etc.

Les anciens donnaient peu d'étendue a leurs mélodies ; ils ne parcouraient guère généralement que les notes essentielles ou fondamentales du mode renfermées dans une quinte ou une quarte. Le chant du Te Deum et celui de la Préface, ces types primitifs, nous édifient sur ce point.

Plus tard, certaines pièces liturgiques, les Graduels, les Répons, \qs Séquences, etc., reçurent un plus grand développement; non-seulement on parcourut Toctave, mais quelquefois même on la dépassa. Si le mode dépassait les limites de l'octave, on l'appelait superflu; s'il était restreint à moins d'une octave, il était alors diminué. Dès ce moment on attribua à chaque mode sa redondance et son eUipse: dans le premier cas, s'il franchissait l'octave; dans le second

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