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INTRODUCTION. XIII

taobaD. Il remplit ce poste pendant six années consécutives.

C'est le 7 novembre 1844 seulement que notre artiste-littérateur publia, dans le Courrier de Tarn*» et-Garonne, son premier écrit, ayant pour objet la Mue de la voix. On y trouve clairement exposés le» merveilleux mécanisme de la voix humaine et les dangers de la crise de la mue , avec de salutaires conseils aux professeurs de chant et à leurs élèves. Selon nous, c'est une sorte de préface au cours élémentaire de chant que , l'année suivante , l'auteur fonda et dirigea au collège de Montauban; et ce qui nous le fait dire, c'est que M. Labat procédait toujours sous l'influence d'un plan synthétique et sagement conçu d'avance. Sa plume ne connaissait point la dérive du hasard : il profitait des circonstances, quand elles étaient conformes à son but , et quand ces circonstances n'existaient point, il les faisait naître avec une rare sagacité.

Ce n'est qu'à partir de 1847 que M. J.-B. Labat ne cessa de donner au monde musical des preuves d'une fécondité vraiment prodigieuse.

L'Académie impériale des Sciences de Toulouse le nommait membre correspondant le 23 février 1854 : huit travaux importants de littérature musicale valaient alors à M. Labat cet honneur. La Société des Sciences de Tarn-et-Garonne l'accueillait

XIV INTKODUCTION.

à l'unanimité, le 3 mars de TaDDée suivante, comme Tun de ses membres résidants; et, en 1858, M. le Maire de Montauban le chargeait de représenter cette ville au concours orphéonique de Toulouse.

Le 24 novembre 1859, M. Labat reçut le titre de Membre correspondant de l'Académie des Sciences de Bordeaux.

l/année suivante, un Congrès se réunissait à Paris pour la restauration du plain-chant grégorien et de la musique religieuse. L'organiste de Montauban en fit partie. Bien d'autres artistes de cœur s'y donnèrent rendez-vous; mais, comme nous l'avons dit ailleurs, si les conséquences pratiques de ce Congrès devaient être et furent presque stériles, il ne faut s'en prendre ni à ceux qui le provoquèrent, ni à ceux qui lui donnèrent leur loyal concours. La question du plain-chant surtout était alors trop profondément engagée en France pour y être débattue et résolue d'une manière efiScace. Quand les faits sont consommés et que l'autorité ecclésiastique ellemême n'a plus à revenir sur des décisions irrévocables qu'elle a cru devoir prendre dans des moments urgents, on ne peut formuler que de respectueuses, mais impuissantes protestations. C'est ce qui eut lieu par la force même des choses. C'est aussi ce qui explique pourquoi, après avoir publié en France TROIS éditions de chant liturgique romain y nous

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