‹ Œuvres littéraires-musicalesChapitre 64 sur 123 · BSTHÉTIQDE DES HUIT MODES DU PLAIN-CHANT · texte numérisé non relu

BSTHÉTIQDE DES HUIT MODES DU PLAIN-CHANT

dominante, par la variété de ses périodes, offre une grande richesse mélodique. Toutes les pièces de chant, introîtSy graduels , réponSy antiennes j hymnes, émanées de ce mode (1), portent un cachet de grandeur que les premiers liturgistes avaient parfaitement remarqué, et qu'ils ont presque toujours appliqué avec bonheur. Emblème de la majesté divine, ses accents planent dans nos vastes basiliques. Il faut de Tentbousiasme au cœur pour bien rendre les mélodies du troisième mode.

Le quatrième mode est désigné par le mot harmonieux.

Il y a effectivement de la suavité, de la douceur dans les phrases mélodiques de ce mode ; mais cette suavité se mêle à une gravité continuelle. On aurait donc pu dire que ce mode était à la fois harmonieux et grave.

Le quatrième mode reproduit constamment les cordes basses du troisième, dont il est le relatif. Il y ajoute aussi les trois notes au-dessous de sa tonique mi, notes de son tétracorde constitutif. Ses périodes mélodiques procèdent toujours de ces sons inférieurs de son échelle et arrivent rarement à Vut aigu, tierce supérieure de sa dominante (2).

(1) Cest encore à ce mode qu'appartient le chant si beau du Pange lingua.

(2) Le rapport dissonnant entre fa et H naturel y que nous avons signalé au troisième mode, existant également dans le quatrième, on a dû éviter le mauvais effet du si naturel et s'appuyer de préférence sur le la ou sur VtU aigu. Par le môme motif, on a dû éviter la fréquence du si grave.

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