LE STABAT DE ROSSINT
après lui avoir donné la mesure de son immense génie dans ce dernier ouvrage. Rien au monde ne paraît capable de Tarracher au repos ; les cordes de sa lyre semblaient être détendues pour toujours. Les voyageurs qui Tavaient visité à Bologne nous le peignaient comme entièrement insensible à Fart, à cette religion dont il avait été l'un des plus dignes pontifes. Ainsi, c'était une chose désormais reçue dans le monde, que Rossini ne composait plus,... Qu'on juge dès-lors avec quel enthousiasme fut accueillie la nouvelle de l'apparition de son Stabat.
D'un autre côté Rossini ne s'était jamais montré qu'au théâtre et les adeptes de la science se demandaient sous quel point de vue il envisagerait le style religieux. Pourra-t-il , se disait-on, s'asservir aux formes scolastiques, indispensables dans la musique sacrée? Ainsi, chacun dans sa sphère, s'agitait, attendait , raisonnait et conjecturait d'avance , quand TafiBche du Théâtre Italien annonça l'exécution de cette épopée musicale.
La curiosité des dilettanti parisiens fut donc satisfaite ; ils purent entendre et apprécier.
Les amateurs de la province, moins heureux, attendaient avec une vive impatience le conipte-rendu de cette intéressante solennité. Aussi tous les journaux de la capitale s'empressèrent-ils de satisfaire le désir de leurs lecteurs; tous,, sans exception, consacrèrent un ou plusieurs articles à l'œuvre nouvelle du Cygne de Pesaro.
Les journaux politiques célébrèrent la venue du