‹ Œuvres littéraires-musicalesChapitre 88 sur 123 · LE STABAT DB ROSSINI · texte numérisé non relu

LE STABAT DB ROSSINI

auditeurs et aux circonstances dans lesquelles il était exécuté, que le célèbre Miserere d'Allegri devait en partie ses merveilleux effiîts.

Qui n'a pas été frappé des sensations profondes produites quelquefois sur l'auditoire par des morceaux religieux d'une bien mince valeur? Celui qui va signer cet article, n'oubliera jamais l'effet produit à notre cathédrale par le Te Deum en faux bourdon, chanté à l'occasion de la prise d'Alger ! C'est que, dans ce moment, le cœur battait d'enthousiasme, que l'aspect imposant de la cérémonie, le son des cloches, le bruit du canon ajoutaient beaucoup au prestige des voix sur l'auditoire.

Ainsi, nous pensons que le nouvel ouvrage de Rossini ne sera bien apprécié que lorsqu'il aura été entendu dans ces conditions. Est-il permis d'en espérer la réalisation dans notre ville? Hélas ! nous ne savons!... En attendant, empressons-nous d'aller l'applaudir au concert de la Société Philharmonique.

20 mars 1847. — Courrier de Tarn-et-Garonne^

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