‹ ŒuvresChapitre 14 sur 35 · CUS · texte numérisé non relu

CUS

PT cervicale. La destruction était à peine achevée que la respiration devint haute, rare etavec büillemens. Tout le milieu du corps étaitmort; le train de devant et celui de derrière étaient vivans, mais la sensibilité s’y éteignit au bout d’une minute et demie ; et les bäillemens , amsi que les contractions du diaphragme cessèrent'au bout de deux minutes. Cette expérience, répétée plusieurs fois, donna toujours le méme résultat. J’eus encore recours dans ce cas à l’insufflation Smet mais sans aucun succés.

Pour détruire la moëlle cervicale ; j'intro diiléis - le stylet entre l’occiput et la première, vertébre. La destruction de cette portion de la moëlle ditfère de celle des deux autres en ce qu’elle anéanut tous les mouvemens inspiratoires du thorax , et ne laisse subsister que les bällemens qui, comme je V’ai dit ei-dessus ; en sont les signes représentaufs. En supposant que cette opérauon ne fût pas subitement et essentiellement mortelle, un animal ne pourrait donc y survivre qu’à l’aide de l’insufflation pulmonaire, Maïs ce fut vamement que je la . pratiquai avec le plus grand soin. La sensibilité et les autres signes de vie qui subsistaient dans toutes les parues postérieures depuis les épaules s'évanouirent à une minute et demie, et les bäillemens finirent à deux minutes. Je ne manquai pas de répéter encore cette expérience. L'événement fut toujours le même.

Il résultait de là que la destruction de l’une quelconque des trois portions de la moëlle épinière est mortelle dans les lapins de vingt jours , que la mort est subite après la destruction de la portion dorsale ; et après celle de la cervicale, et qu’elle ne survient qu'une où une minute et demie plus tard après celle de la lombaire. Je n’ai rencontré d’exception à cet égard que par rapport à la destruction de la moëlle lombaire. Quelques individus , en trespetit nombre ; semblent pouvoir y survivre. Mais il n’en est aucun qui ne meure très-promptement , si l’on détruit en même temps que la moëlle des lombes, celle qui correspond aux deux ou trois dernières vertèbres dorsales.

Il s'agissait de savoir s’il en serait de même à toutautireâge. La répétition des mêmes expériences à différens âges est propre à jeter une grande lumière sur beaucoup de questions de physiologie. Je trouvai qu’en général la destruction de la moëlle lombaire ne fait pas périr les lapins avant l’âge de dix jours. ‘À l’âge de quinze jours, quelques-uns y survivent encore; mais le plus grand nombre'en périssent. À vingt-cinq et à trente jours ils se comportent comme à vingt. Quand je dis que la desitrucuon de la moëlle lombaire ne fait pas périr les ‘très -jeunes lapins, je me prétends pas affirmer qu'ils s’en rétablissent ; je veux seulement dire qu'ils n’en meurent pas subitement, à la manière

des lapins de vingt jours et au-delà; mais au bout

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