‹ ŒuvresChapitre 7 sur 35 · EL: À · texte numérisé non relu

EL: À

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jouissent de la vie séparément sans pouvoir exercer

. aucune action l’une sur l’autre; la tête vit comme si elle était sans corps, et le corps comme s’il était sans tête. -

Il peut arriver que des repules conunuent de gouverner leurs mouvemens et de marcher après avoir été décapités; mais si on y prend garde, on irouvera que, dans tous ces cas, la décapitauion n’a été que parüelle, qu’elle à été faite sur le crâne, et que la partie postérieure du cerveau est demeurée unie avec le corps : ce qui indique que c’est dans quelque endroit de cetie parue que réside la faculié qu'ont les animaux de régler leurs mouvemens. Pour trouver quel est cet endroit, 1l suffirait d'enlever successivement les portions antérieures -du cerveau et de continuer cette opération jusqu’à ce qu’on arrivät à faure perdre tout-à-coup à l’animal la faculié de marcher. Les recherches que j'ai déjà faites sur ce sujet, m'ont appris qu'il a son siége vers la moëlle allongée (a). Mais pour le dé-

(a) Un jeune physiologiste a conclu, d'expériences faites suivant le procédé qui est indiqué ici, que la faculté régulatrice des mouvemens réside dans le cervelet. IÏ me semble qu’il n’y a pas très-loin des idées que l’auteur vient d'émettre ;

à celles du jeune lauréat. Bien plus, dans des journaux d’expériences faites sur des chats en 1810, pour déterminer, par l’ablation successive de tranches de l'eucéphale, quel est, dans cet organe, le siége précis des mouvemens inspiratoies, Je trouve qu'après l'enlèvement du cervelet , les mow-

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terminer avec plus de précision, 1l faudrait avoir des repules beaucoup plus grands que ceux que j’ai pu me procurer. |

- La décapiiation et la section de moëlle à l’occiput produisent des phénomènes absolument semblables dans les animaux à sang chaud , comme on pouvait s’y attendre d’après l’exacte uniformité du plan suivant lequel la puissance nerveuse est organisée dans tous les animaux vertébrés depuis l’homme jusqu’au reptile ; car c’est une observaüon curieuse et bien importante de M. Cuvier, que les nerfs naissent et se distribuent rigoureusement de la même manière dans ious ces animaux. Mais ceux à sang chaud sont beaucoup moins propres que les repules aux recherches dont je viens de parler, parce qu'après la secuon de la moëlle 1ls ne peuvent être entretenus vivans qu’à

l’aide de l’insufflauon pulmonaire; ce qui em-

vemens, les forces et la respiration ont baissé d’une manière particulière. Dans des expériences faites l’année précédente, l’auteur comparait pour /e rythme et le son, les phéromènes respiratoires après l’ablation du cervelet à ceux d’un homme qui dort. MM. Rolando et Flourens ont aussi trouvé une similitude entre le sommeil et l’état d’un animal privé du cervelet. }l resterait à déterminer si c’est par le fait seul de l’ablation que cet état à lieu, ou bien par la compression de l’origine des nerfs cérébraux , et sur-tout dé la huitiènie paire à la suite de l’hémorragie. Des expériences de M. Magendie paraissent être en faveur de cette dernière opinion.

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