A L'AMITIÉ
A M. BOISSY D'ANGLAS
r^ I li L B du ciel , source sacrée Des plaisirs les plus doux, des devoirs les plus saints, C^est aux premiers malheurs qu*ont souffert les humains, Que tu Tolas vers eux de la voûte éthérée.
Consumé de douleurs , accablé de travaux.
L'homme allait accuser la céleste sagesse ;
Tu vins secourir sa faiblesse.
Ses biens surpassèrent ses maux.
L'orphelin qui pleure sa mère.
Le jeune époux qui voit, à peine en ses beaux jours, Mourir le chaste objet de ses pures amours , Auprès de ce cercueil va finir sa carrière.
II lui reste un ami : cet ami, dans son. cœur, Fait lentement couler un baume salutaire ;
Il vient partager sa misère ;
Il en est le consolateur.