ACTE I, SCÈNE III
SILYE8TRE.
tfaintenant, mets avec cela le retour imprévu du père, qu'on n'attendait que dans deux mois ; la découverte que londe a &ite du secret de notre mariage, et l'autre mariage qu'on veut faire de lui avec la fille que le seigneur Géronte a eue d'une seconde femme qu'on dit qu'il a épousée à Tarente.
OCTAVE
Et, par-dessus tout cela, mets encore l'indigence où se trouve cette aimable personne, et l'impuissance où je me vois d'avoir de. quoi la secourir.
Est-ce là tout ? Vous voilà bien embarrassés tous deux pour une bagatelle ! c'est bien là de quoi se tant alarmer I N'as-tu point de bonté, toi, de demeurer court à si peu de cbose? Que diable ! te voilà grand et gros comme père et mère, et tu ne saurais trouver dans ta tête, forger dans ton esprit quelque ruse galante, quelque honnête petit stratagème pour ajuster vos affaires! Fi! peste soit du butor! Je voudrais bien que. l'on m'eût donné autrefois nos vieillards à duper ; je les aurais joués tous deux par-dessous la jambe : et je n'étais pas plus grand que cela, que je me signalais déjà par cent tours d'adresse jolis.
J'avoue que le ciel ne m'a pas donné tes talents, et que je n'ai pas l'esprit, comme toi, de me brouiller avec la justice.
OCTAVE
Voici mon aimable Hyacinthe.