‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 101 sur 397 · Yar. : confesser qu'il y a beau- 2. P.<. X · texte numérisé non relu

Yar. : confesser qu'il y a beau- 2. P.<. X

coup lie confusion.

Séance, c'est ce qui agite '^ puissamment les ressorts de l'âme; et, en un mot, le vice, qui met tout en œuvre, est plus actif, plus pressant, plus prompt, et ensuite, pour l'ordinaire, il réussit mieux que la vertu, qui ne sort point de ses règles, qui ne marche qu'à pas comptés, qui ne s'avance que par mesure. D'ailleurs, les histoires saintes et profanes nous montrent partout de fameux exemples qui font voir les prospérités des impies, c'està-dire l'iniquité triomphante". Quelle confusion plus étrange ! David même s'en scandalise ; et il avoue dans le psaume Lxxii que sa constance devient chancelante « quand il couvsidère la paix des pécheurs, pacem peccatoruvi videns, » tant ce désordre est épouvantable. Et cependant ^ nous vous avons dit f^u'il n'est rien de mieux ordonné que les événements des choses humaines. Comment ^ démêlerons-nous ces obscurités, et comment accorderons-nous ces contrariétés apparentes? comment prouverons-nous un tel paradoxe, que l'ordre le plus excellent se doive trouver dans une confusion si visible ?

J'apprends du Sage, dans l'Ecclésiaste \ que l'unique moyen de sortir de cette épineuse difficulté, c'est de jeter les yeux sur le Jugement. Regardez les choses humaines dans leur propre suite, tout y est confus et mêlé; mais regardez-les par rapport au jugement dernier et universel : vous y voyez reluire un ordre admirable [p. 7]. I.e monde *^ comparé à ces tableaux qui sont, comme un jeu de l'optique, dont la figure est assez étrange ' ; la première vue ne vous montre qu'une peinture qui n'a que des traits informes et un mélange confus de couleurs ; mais sitôt que celui qui sait le secret vous le fait considérer par le point de vue ou dans un miroir tourné en cylindre qu'il applique sur cette peinture confuse, aussitôt, les lignes se ramassant, cette

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