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'2. Voyez, t. I, p. 1"2">. nu })a-<ajre .'i. Ps. en, 5.
analogue à celui-ci. Mais il y ;i 4. Viir. : par contrariété de rai-
maintenant plus de précision. Le sou.
présent sermon reprend plusieurs ô. Var. : II ne faut pas se persua-
idées contenues dans celui du sa- der.
confessions inutiles : nous croyons avoir assez fait, quand nous avons pourvu au passé. Je me suis confessé, disent les pécheurs, j'ai mis ma conscience en repos; pour l'avenir, on n'y pense pas : c'est là tout le fruit de la pénitence. Vous croyez avoir beaucoup fait ; et moi, je vous dis avec Origène : Détrompez- vous, désabusez-vous : la principale partie reste encore à faire : « Ne croyez pas que ce soit assez de vous être renouvelés une fois ; il faut renouveler la nouveauté même : Ncque enim putes qiiod innovntio v'itse, quœ âicitiir sernel facta, sufficiat ; ipsa etiam novitas innovanda est^. »
C'est pourquoi il a fallu. Chrétiens, que le remède de la pénitence fût institué avec une double vertu : il fallait qu'il guérît le mal passé, il fallait qu'il prévînt le mal à venir ; et c'est le devoir de la pénitence de se partager également entre ces deux soins. Et en voici la raison solide. Le péché a une double malignité ; il a de la malignité en lui-même, il en a aussi dans ses suites. Il a de la malignité en lui-même, parce qu'il nous fait perdre le don de justice ; cela est bien clair. Il a de la malignité dans ses suites, parce qu'il abat les forces de l'âme; c'est ce qui mérite un peu plus d'explication. Je dis donc qu'il nous affaiblit parce qu'il nous divise ; et tout ce qui divise les forces les affaiblit. De là vient que le Sauveur dit: Un royaume divise tombera bientôt". Et qu'est-ce qui fait gémir l'apôtre saint PauP, sinon cette division C|u'il sent en lui-même, entre l'esprit qui se plaît au bien et la convoitise qui l'attire au mal? De là naissent toutes nos faiblesses : parce que la volonté, languissante entre l'amour du bien et du mal se partage et se déchire elle-même. Or le péché laisse toujours dans notre âme une nouvelle impression qui nous porte au mal, et il joint le poids de la mauvaise habitude à celui de la convoitise ; de sorte qu'il fortifie la rébellion, et ensuite il abat d'autant plus nos forces. Et, Fidèles, ce qui est terrible, c'est que, lorsqu'on éteint le péché, lorsqu'on l'efface par la pénitence, Thabitude ne laisse pas que de vivre. Ha ! l'expérience nous l'apprend assez. Et cette pernicieuse habitude, c'est une pépinière de