‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 138 sur 397 · Ad Martyr., n. 2. Rouen · texte numérisé non relu

Ad Martyr., n. 2. Rouen

3. A la place de mes S'q'î/7>-, effacé : 4. Première rédaction effacée: :\ de même, à la fin du premier point. l'éclat de la pourpre dans laquelle Les religieuses du Petit Clairraux nous l'avons vu[e] naitre. — Bosde Metz ne recevaient que des filles suet était à Metz depuis bien peu nobles, et s'appelaient Mesdames. d'années pour songer à s'exprimer (Floquet, ioO(dei..., 1. 1, ]).266.) Mais ainsi. Il est vrai qu'il se reprend, il en était de même en plus d'un en- S'agirait-il encore du Parlement de droit, par exemple, à V Aula Puél- Dijon'?

d'une postulante bernardine. 215

vreté de Jésus-Christ lui plaît davantage que les richesses dont le siècle l'aurait vue parée. Bien qu'elle sache qu'aux yeux des mondains un monastère est une prison, ni vos grilles, ni votre clôture ne l'étonnent pas: elle veut bien renfermer son corps, afin que son esprit soit libre à son Dieu ; et elle croit aussi bien que Tertullien que, comme le monde est une prison, en sortir, c'est la liberté'.

Et certes, ma très chère Sœur, il est véritable que, depuis la rébellion de notre nature, tout le monde est rempli de chaînes pour nous. Tant que l'homme garda l'innocence que son Créateur lui avait donnée, il était le maître absolu de tout ce qui se voit ' dans le monde ; maintenant il en est l'esclave : son péché Va rendu captif de ceux dont il était né souverain. Dieu lui dit dans l'innocence des commencements : « Commande à toutes les créatures. Suhjicite terrain ; dominamitii ijiscibus maris, et volatilihus cœli, et iiniversis anîrnantibus^ ». Au contraire, depuis sa rébellion: Garde-toi de toutes les créatures. Il n'y [en] a point dans le monde qui ne croie qu'elle le doit avoir pour sujet, depuis qu'il ne l'est plus de son Dieu : c'est pourquoi les unes vomissent, pour ainsi dire, contre lui tout ce ciu'elles ont de malignité ; et si les autres montrent leurs appas ou étalent leurs ornements, c'est dans le dessein de lui plaire trop, et de lui ravir par cet artifice tout ce qui lui reste de liberté. Les créatures, dit le Sage ^, sont autant de pièges tendus de toutes parts à l'esprit de l'homme. I/or et l'argent lui sont des liens, desquels son cœur ne peut " se déprendre, les beautés mortelles l'entraînent captif, le torrent des plaisirs l'emporte; cette pompe des honneurs mondains, toute vaine qu'elle est, éblouit ses yeux ; le charme de l'espérance lui ôte la vue ; en un mot, tout le monde semble n'avoir d'agrément que pour l'engager dans sa servitude par une affection déréglée.

Et, après cela, ne dirons-nous pas que ce monde n'est qu'une prison, qui a autant de captifs qu'il a d'amateurs*^? De sorte que vous tirer du monde, c'est vous

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