M.-. : atlerl
■2. Tertull., De l'ail,;., u. 5.
."•. Edit.: esclave. — Mais Bossuet.
)>ar le pluriel, avait trarhiit littéralement .saint Paul : I Cor., vu, 23.
4. Bossuet a écrit, puis barré le (lévelopjjemeiit suivant, (i Si vous vivez ainsi, vous serez plus libres même que les rois. J'ose bien vous dire, Messieurs, qu'une âme retirée et religieuse est plu.< libre, plus indépendante que les plus grands ])rinces. Le.-^ princes, avec toute leur puissance royale, ne peuvent si bien nouer leurs intrigues que souvent, ua petit ressort venant à manquer, toute l'entreprise ne soit renversée.
Dans 'a sainte religion, on se propose de plus grands desseins, puis- <iu'ils ne tendent que dans le ciel, et <m y va, sans [p. 10] aucun détour, par des voies sûres. Les rois, en une infinité de rencontres, sont contraints de ployer sous les coups de la mauvaise fortune. »
A la suite, on lit ces textes :
« Etsi corpus includitur, etsi caro ihfinttur. oiniiia spirltui patent. Vaffare spiritti, gpatiare spiritu, et non .-fadiu opaca uut porticus lonffan pru-
punots tibi, sed illam riam quœ ad Dcum ditcit. Quofies eani tpirifu deumhnlaceris.totkf in carcei e non eris.
yihil cruf sentit iit nervo. cum onimus in calo eft. Totvm hominem animus clrcumfert. et quo relit tranfj'ert.
Sic nunc etiam carcer chrigtianis moletius. ]'ocati .•^umiis ml militiam Dei riri. Aerno miles ail hélium cum deliciis venit. uec de cubiculo ad uciem procedit. Sed de papillini ibns expeditis et siibstrictis. ubi omnis duritiu et imbonitas et itisiiaritas coni-titit.
Etiu)u in puce, lahore et incommodis hélium pati jam ediscuiit. Sudore iimiiia constant.... Coguntnr. cruciantur.fatifjaidur. Quanto plus in exercitationibus fatigaveriiit . tanto plus de Victoria sperant. (Tertul., Ad Jlart.. n. 2, 3.) — Voluptates non perdimus, sed mutamus : de corpore ad animum. a sensibus ad conscientiam. ( Bernard.. </e Vif. solit.) — Veterem hominem non exuerunt, sed novo palliant. (Super Cantic, xvi.) Ceux qui se souviennent trop de ce qu'ils ont été dans le siècle. »
Ces textes ont dii inspirer la jjéroraison. Voy. p. 11)7, note ti. le parti que l'orateur savait en tirer.
Semious ik- Bo«uet. — JX.
Il-- SERMON POUR LA
8 septembre IGôG.
Aux religieuses aux(iuelles s'adresse cette instruction, l'orateur parle « du glorieux et divin emploi que la charité leur impose de travailler au sahrt des âmes. » C'est désigner assez clairement ou les Sœurs de la Fropaçintion de Metz, ou celles de la Providence de Paris. Pour la date du sermon, on ne peut hésiter qu'entre 16.55 ou 1656. Une adresse que Bossuet a notée au bas d'une des feuilles de son manuscrit \ indique la proximité d'un \oyage à Paris, et nous reporte par conséquent à 1656 plutôt qu'à 1655 : « Des Molins, près de la Tournelle : ime potion d'esprit de vin.,. ». Bossuet, archidiacre de 3Ietz, se chargeant en toute simplicité des commissions des bonnes religieuses dont il était le Supérieur !
Nous avons en outre un sermon de vêture prononcé à pareil jour pour l'année précédente. Quant à dépasser cette limite, l'orthographe et l'écriture l'interdisent absolument.
C'est donc de la façon la plus arbitraire et la moins justifiée que M. I>achat place ce sermon à Paris, aux grandes Carmélites, en 1661. Ce qui est non moins étrange, c'est qu'imprimant, dit-il, « sur les manuscrits, » et ayant bien vu en effet sur l'enveloppe de celui-ci qu'il manquait dans les éditions deux passages importants, il orne ses premières pages de prétendues variantes, dont l'autographe ne contient pas un mot, et même de notes margiîiaZes ~, lorsqu'il n'y a pas l'ombre de marge au manuscrit. . Il n'y a pas non plus de pagination : l'auteur, attachant peu d'importance à cette exhortation prononcée en famille, ne l'a pas résumée à l'époque des Sommaires.
Quis, putas, puer iste erit ?
Quel pensez-vous que sera cet enfant? (Luc, i, 66.)
C'est en vain que les grands de la terre, s'eniportant quelquefois plus qu'il n'est permis à des hommes, sem-
1. Ms. aux Archives départemen- éditeurs au .«ennon de 1()52 (t. I, taies, à Melun. p. 163), ou à telle allocution qu'ils
2. C'étaient les débris des passa- supprimaient (IbiiL, p. ;{78). ges retranchés par les premiers
blent vouloir cacher les faiblesses de la nature sous cet éclat trompeur de leur éminente fortune. Je reconnnais, mes Sœurs, avec l'Apôtre S que nous sommes obligés de les honorer comme les lieutenants de Dieu sur la terre, auxquels sa providence a commis le gouvernement de ses peuples ; et c'est ce respect c^ue nous leur rendons qui établit la fermeté des États, la sûreté publique et le repos des particuliers. Mais, comme il leur arrive souvent qu'enivrés de cette prospéi'ité passagère, ils se veulent mettre " au-dessus de la condition humaine, c'est avec beaucoup de raison que le plus sage de tous les hommes entreprend de confondre leur témérité. Il les ramène au commencement de leur vie, il leur représente leurs infirmités dans leur origine ; et, bien qu'ils aient le cœur enflé de la noblesse de leur naissance, il leur fait bien voir que, si illustre qu'elle puisse être, elle a toujours beaucoup plus de bassesse que de grandeur. Pour moi, dit Salomon^, quoique je sois le maître d'un puissant État, j'avoue ingénument que ma naissance ne diffère en rien de celle des autres. Je suis entré nu en ce monde, comme étant exposé à toute sorte d'injures ; j'ai salué, comme les autres hommes, la lumière du jour par des pleurs, et le premier air que j'ai respiré m'a servi, comme à eux, à former des cris : Primam vocem sunilem omnibus emisi plorans ^. Telle est, continue-t-il, la naissance des plus grands monarques ; et de quelque grandeur que les flattent leurs courtisans, la nature'', qui ne sait point flatter, ne les traite pas autrement que les moindres de leurs sujets : Nemo enim ex regihus aJiud hahuit nativitatis inîtium^.
Voilà où le plus sage des rois appelle les grands de ce monde pour convaincre leur ambition ; et d'autant ' que c'est là sans doute où elle a le plus à souffrir, il n'est pas croyable combien d'inventions ils ont recherchées pour se tirer du pair, même dans cette commune faiblesse. Il faut, à quelque prix que ce soit, séparer du commun des hommes le prince naissant : c'est pour-