I. Hebr.. IV. 1"). Kiifir. in Ps. rxLViii. ii
'2. hum. Il VI /'.». XXX. n. 3:
reuse ^ Incarnation, est de se rendre semblable aux hommes ; et comme tous ses ouvrages sont achevés, et ne souffrent aucune imperfection, de là vient, de là vient, mes Sœurs, qu'il ne veut point de ressemblance imparfaite. Écoutez l'apôtre saint Paul : 7/ s'esf uni, dit-il", non pas aux anges, mais h la postérité d^ Abraham; et c'est pourquoi il fallait quHl se rendît en tout semblable à ses frères. Il veut être semblable aux hommes ; il faut, dit saint Paul, qu'il le soit en tout : autrement, son ouvrage serait imparfait. C'est pourquoi, dans le jardin des Olives, je le vois dans la crainte, dans la tristesse^, dans une telle consternation cju'il sue sang et eau dans la seule appréhension du supplice qu'on lui prépare '*. Dans quelle histoire a-t-on jamais lu qu'un accident pareil soit arrivé à d'autres qu'à lui? et n'avons-nous pas raison de conclure d'un effet si extraordinaire que jamais homme n'a eu les passions si tendre [s] ni si fortes que mon Sauveur, bien qu'il les eût toujours modérées, parce qu'elles étaient très soumises à la volonté de son Père? Et d'où vient, ô divin Sauveur, que vous les prenez de la sorte ? — lia ! c'est que je veux être semblable à vous. Et s'il ne l'était pas en ce point, il eût cru qu'il eût manqué quelque chose au mystère de l'Incarnation.
A plus forte raison doit-on dire que son cœur était tout d'amour pour la sainte Vierge, sa mère : car, s'il s'est si franchement revêtu de ces sentiments de faiblesse qui semblaient indignes de sa personne, de ces langueurs mortelles, de ces vives appréhensions ; s'il les a purs et si entiers, combien doit-il plutôt avoir pris l'affection envers les parents, puisque, dans la nature même, il n'}a rien de plus naturel, de plus équitable, de plus nécessaire ! Ne serait-ce pas en quelque sorte mépriser sa chair, que de n'aimer pas fortement cette sainte Vierge, du sang de laquelle elle était formée? Tellement qu'il est impossible que le cœur du divin Jésus ne fût pénétré jusqu'au fond de l'amour de Marie, sa mère très pure,