‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 152 sur 397 · I Cor., III, -22. 4. Avant M. Lâchât (1804). tou · texte numérisé non relu

I Cor., III, -22. 4. Avant M. Lâchât (1804). tou

2. Ce.s deux pknir^e.-i .-ont une addi- le.« éditeurs supprimaient cette trantion iuterlinéaire. introduite comme sition toute juvénile. Ils s'en étaient nue iiarenthèse au milieu d'un mou- servi.< pour rajeunir le style d'un vement.Elle ne va pas sans en rom- passage semblable dans le sermon jn-e un peu la suite. de 1652 (t. I, p. 183).

;{. Kum., XV. :>. ô. Yar. : de vous avoir considérée.

de Dieu, qui vous approche si fort de la Majesté divine ^, il faut maintenant que je vous contemple en la qualité de mère des hommes, qui vous abaisse jusques à nous par une miséricordieuse condescendance. C'est ce qui me reste à vous expliquer : renouvelez, s'il vous plaît, vos attentions.

Second Point.

Pour entendre solidement quelle est cette fécondité de Marie, qui lui donne tous les chrétiens pour enfantsdistinguons avant toutes choses deux sortes de fécondité : fécondité de nature, fécondité de la charité. Nous voyons, dans les adoptions, que des hommes privés d'enfants, ce que la nature leur a refusé, ils tâchent de l'acquérir" par l'amour. C'est ainsi que la charité est féconde ^ ; et ceux qui ont entendu l'Apôtre disant : Mes petits enfants, etc. '*, savent bien que la charité se fait des enfants. C'est pourquoi saint Augustin dit souvent ^: Cliaritas mater est ^. Et pour reprendre cette vérité jusques au principe, remarquons que cette double fécondité, que nous voyons dans les créatures, est émanée de celle de Dieu, duquel toute paternité prend son origine. La nature de Dieu est féconde, et lui donne son Fils naturel, qu'il engendre dans l'éternité. La charité de Dieu est féconde, et lui donne des fils adoptifs ; c'est de là que nous sommes nés avec tous les enfants d'adoption. Marie participe à la fécondité naturelle de Dieu, engendrant son propre Fils; et à la fécondité de sa charité, engendrant aussi les, fidèles ' : Cooperata est charitate ^.

Donc, mes Sœurs, réjouissons-nous en la sainte nativité de Marie, et célébrons ce bienheureux jour par de sincères actions de grâces. Comprenons que nos intérêts sont unis très étroitement à ceux de Jésus, puisque

1. Var. : qui vous élève si fort an- (>. In Ep. Joan. tract, il. n. 4: dessus de nous. Enar.in Ps. cxLii, n. 14.

2. Anacoluthe et pléonasme. Ce 7. Edit. : les fidèles, à la naissance discours est écrit avec précipitation. desquels elle a coopéré par sa cha-

3. Bossuet, au-desssus des mots: rite. — Le raisonnement n'est qu'inest féconde, a écrit, puis barré : e//- diqué ici. (Cf. ci-dessus, Annonciagendre. <(ow. p. 7-9.)

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