Mattb.. XXV. -JH. vanche. il fera disparaître certaine
2. Tar. : C'est ce qui parait eu la locutions, nous avertissant ainsi que sainte Vierge. nous aurions grand tort de les ad-
3. En tirant plus tard de ce pre- mirer. Ainsi, dans la phrase qu'on va mier point le plan d'un nouveau lire ci-dessous, au lieu de : « ... la discours (1608), Bossuet reprendra conception de cette princesse. » il ici des paragraphes entiers. 11 y in- dira: « dans la conception (/'!j«e ti-oduira aussi des idées nouvelles. créature si priviléffiée. » notamment en cet endroit. En re- 4. Var. : une exemption.
un beau mot d'un grand roi \ chez Cassiodore", qui dit qu'il y a certaines rencontres où les princes gagnent ce Cju'ils donnent, lorsque leurs libéralités leur font honneur : Lucrontur principes Jona sua; et hoc vere thesauris reponimus quod famse commodis applicamus. Si Jésus honore sa mère, il se fait honneur à lui-même, et il gagne véritablement tout ce qu'il lui donne, parce qu'il lui est plus glorieux de donner, qu'à Marie de recevoir. Mais venons à des considérations plus particulières. Je dis donc, ô divin Sauveur, que vous étant revêtu d'une chair humaine pour anéantir cette loi funeste, que nous avons appelée la loi de péché, il y va de votre grandeur de l'abolir" dans tous les lieux où elle domine. Suivons, s'il vous plaît, ses desseins et tout l'ordre de ses victoires.
Cette loi règne dans tous les hommes. Elle règne dans l'âge avancé : Jésus la détruit par sa grâce. Il n'est pas jusqu'aux enfants nouvellement nés qui ne gémissent sous sa tyrannie : il l'efface par son baptême. Elle pénètre jusqu'aux entrailles des mères, et elle fait mourir tout ce qu'elle y trouve : le Sauveur choisit des âmes illustres qu'il affranchit de la loi de mort, en les sanctifiant devant leur naissance, comme, par exemple, saint Jean-Baptiste. Mais elle remonte jusqu'à l'origine, elle condamne les hommes dès qu'ils sont conçus. O Jésus, vainqueur tout-puissant, n'y aura-t-il donc que ce seul endroit où votre victoire ne s'étende pas? Votre sang, ce divin remède qui a tant de force pour nous délivrer du mal, n'en aura-t-il point pour le prévenir? Pourra-til seulement guérir, et ne pourra-t-il pas préserver? Et s'il peut préserver du mal, cette vertu demeurera-t-elle éternellement inutile, sans qu'il y ait aucun de vos membres qui en ressente l'effet? Afon Sauveur, ne le souffrez pas; et pour l'intérêt de votre gloire, choisissez du moins une créature où paraisse tout ce que peut votre sang contre cette loi qui nous tue ! Et quelle sera cette créature, si ce n'est la bienheureuse Marie?