Var. : faciles. par son crime
2. Var. : il ne reste plus. — Telle 5. Yar. : sans mesure. — infinie, était, ce semble, la première rédac- 6. Un renvoi indique ici une phrase tion. Ce mot a été ensuite souligné. qu'il faut aller chercher quelques
3. Yar. : près du trône. lignes plus loin dans le manu.scrit.
4. Premihrc rédaction: il l'a irritée 7. De cii;(7.Z>ei.lib.YIII,cap.xriii.
282 POUR LE joini de noël.
pénétraient pas jusqu'à elle. Je ne m'en étonne pas, Chrétiens ; je ne m'étonne pas que les philosophes^ désespèrent d'approcher de Dieu : ils n'ont pas un Sauveur qui les y appelle, ils n'ont pas un Jésus ^ qui les introduise. Ils ne regardent que la majesté dont ils ne peuvent supporter l'éclat, et ils sont contraints de se retirer en tremblant.
Mais si la splendeur et la gloire de cette divine face nous inspire tant de terreur, que sera-ce de la colère? Si les hommes ne peuvent s'approcher de Dieu seulement parce qu'il est grand, que penserons-nous d'un Dieu irrité^? Car si la grandeur de Dieu nous éloigne, la justice va bien plus loin ; elle nous repousse avec violence. C'est le second sujet de nos craintes, sur lequel je n'ai qu'un mot à vous dire, parce que la chose n'est pas difficile. Représentez-vous vivement quelle fut l'horreur de cette journée en laquelle Dieu maudit nos parents rebelles, en laquelle le chérubin exécuteur de la vengeance les chassa du paradis de délices qu'ils avaient déshonoré par leur ci'ime, les menaçant aA'ec cette épée * de flamme, lorsqu'ils osaient seulement y tourner la vue. Quels furent les sentiments de ces misérables bannis? Combien étaient-ils éperdus ! Ne leur semblait-il pas, en quelque lieu qu'ils pussent fuir, qu'ils voyaient toujours briller à leurs yeux cette épée terrible, et que cette voix tonnante, devant laquelle ils avaient été contraints de se cacher, retentissait continuellement à leurs oreilles? Après les menaces, après les terreurs de ce triste et funeste jour, ne vous étonnez pas, Chrétiens, si les Écritures nous disent que les hommes appréhendent [p. 7] naturellement que la présence de Dieu ne les tue. C'est que ", depuis cette première malédiction, il s'est répandu par toute la nature une certaine impression se-
1. Var. : Mais je ne m'étonne pas, marque (Exod.,xix, 12,21, 22, 24) : Chrétiens, que les philosophes. (( Divinum nmne, post peccatum, im-