‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 181 sur 397 · Traduction calquée sur la cita- munique à sa créature · texte numérisé non relu

Traduction calquée sur la cita- munique à sa créature

vo5'Ons-nous en ce Dieu enfant que nous sommes venus adorer? [p. 8] Sa gloire se tempère, sa majesté se couvre, sa grandeur s'abaisse, cette justice rigoureuse ne se montre pas ; il n'y a que la bonté qui paraisse, afin de nous inviter avec plus d'amour : Apparuit gratin^ ; [apparuit^ henignifas Salvatoris nostri Dei".

Voyez cette majesté souveraine que les anges n'osent regarder % devant laquelle toute la nature est émue : elle descend, elle se rabaisse, elle traite d'égal avec nous. Et ce qui est bien plus admirable, c'est afin, dit Tertullien, que nous puissions traiter d'égal avec elle : Ex sequo agehat Deus cum homine, lit homo vel ex sequo agere cum Dec posset "*. Traiter d'égal avec Dieu ! peuton plus relever la nature humaine? peut-on nous donner plus de confiance? Que les anciens aient été effrayés de Dieu, il y avait sujet de trembler ; Isaïe l'a vu en sa gloire, et la crainte l'a saisi ; Adam l'a vu en sa colère, et il a fui devant sa face. Mais, pour nous, pourquoi craindrions-nous, puisque ce n'est pas cette majesté qui étonne, ni cette justice rigoureuse qui se présente à nous aujourd'hui ; mais que la grâce, la bénignité, la douceur de Dieu notre Sauveur nous est apparue? Apparuit grotia...

Approchons donc, mes Frères, par ce grand et par cet illustre Médiateur, approchons avec confiance : « Et hoc vohis signum : Voilà le signe que l'on vous en donne. » Qu'on ne m'objecte plus mes faiblesses, mon imperfection, mon néant ! Tout néant que je suis, je suis homme ; et mon Dieu qui est tout, il est homme. Je viens, ô Dieu, hardiment au nom de Jésus, je soutiens que Dieu est à moi par Jésus-Christ. Car ce Fils nous est donné ; c'est pour nous qu'est né ce petit enfant ^ ; et je sais qu'un Dieu incarné, c'est un Dieu se donnant à nous. Je m'attache à Jésus en ce qu'il a de semblable à moi, c'est-à-dire la nature humaine; et par là je me mets en possession de ce qu'il a d'égal à son Père, c'està-dire de la divinité même. Chrétien, élève tes espéran-

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