Sap.. XIV, 21. 7. Var. : Pour moi, je pense, Mes
5. Gen.. ui, 5. sieurs, que proférant... fi. Bossuet qualifie toujours aini=i
l'origine du monde les fondements de l'idolâtrie \ Car dès lors il commençait d'inspirer^ à l'homme le désir d'attribuer à d'autres sujets ce qui était incommunicable et l'audace de multiplier ce qui devait être toujours unique. Voits serez, voilà cette injuste communication ; des dieux, voilà cette multiplication injurieuse : tout cela pour avilir la Divinité. Car comme nul autre que Dieu ne peut soutenir ce grand nom ; le communiquer, c'est le détruire, et comme toute sa force est dans l'unité, le multiplier, c'est l'anéantir. C'est à quoi tendait l'impiété par tant de divisions et tant de partages, de totu-ner enfin le nom de Dieu en dérision, ce nom auguste, si redoutable. C'est pourquoi, après avoir divisé la Divinité, premièrement par ses attributs, secondement par ses fonctions, ensuite par les éléments et les autres parties du monde, dont l'on a fait un partage entre les aînés et les cadets, comme d'une terre •ou d'un héntage, on en est venu à la fin à une multiplication sans ordre et sans bornes, jusqu'à reléguer plusieurs dieux aux foyers et aux cuisines. On en a rais tiois à la seule porte. Aussi saint Augustin reprochet-il aux païens « qu'au lieu qu'il n'y a qu'un portier •dans une maison, et qu'il suffit, parce que c'est un homme, les hommes ont voulu qu'il y eût trois dieux : Vninn quisque domui sua' ponit ostiariuiv ; et quia hoîyio est, ovinino siifficit : très deos isti 'posuerxmi ^ . » A quel dessein tant de dieux, sinon pour dégrader ce grand nom et en avilir la majesté? Ainsi vous voyez. Chrétiens, que l'homme s'étant éloigné de Dieu, ce qu'il n'a pu entièrement abolir, je veux dire son nom et sa connaissance, il l'a obscurci par l'erreur, il l'a corrompu par le mélange, il l'a anéanti par le partage.
Mais passons encore plus loin, et remarquons maintenant que ce qui l'a poussé à ces erreurs*, c'est un désir caché qu'il a dans le cœur de se déifier soi-même. Car depuis qu'il eut avalé ce poison subtil de la flatterie infernale: Vous serez comme des dieu.x, s'il avait pu ouvertement se déclarer Dieu, son orgueil se serait