Malach., III, tj. devant un adjectif mascidin. (Voy
5. Edit.: (jui sont tous faits... — les Ifemarqius y»;- la Grammaire.)
(lifferciitla temporis, apiid quam unlformcm stafum tcmporum dirigit u'tcrnitafi ipsa \ m
Voilà, Messieurs, de grandes paroles, que nous trouverons pleines d'un sens admirable si nous le savons ])ien développer. Il veut dire qu'il y a grande différence entre les promesses des hommes et les promesses de Dieu. Quand vous promettez, ô mortels, de quelque crédit que vous vous vantiez, et fussiez-vous, s'il se peut, plus grands que les rois dont la puissance fait trembler le monde, l'événement est toujours douteux, parce que toutes vos promesses ne regardent que l'avenir, et cet avenir n'est pas en vos mains : un nuage épais le couvre à vos yeux et vous en ôte la connaissance. C'est pourquoi l'espérance humaine, chancelante, timide, douteuse, sans appui et sans fondement, ne peut mettre l'esprit en repos, parce qu'elle le tient toujours en suspens" sur un avenir incertain. Mais" ce grand Dieu, ce grand roi des siècles, dont nous révérons les promesses, étant éternel, immuable, seul arbitre de tous les temps,, il les a toujours présents à ses yeux, et lui seul en a mesuré le cours. Comme donc le temps à venir n'est pas moins à lui que le présent, il s'ensuit que ce qu'il promet n'est pas moins certain que ce qu'il donne. I^e ciel et la terre passeront, mais ses paroles ne passeront pas * ; et puisqu'il se trouve toujours véritable, soit qu'il donne, soit qu'il promette, le chrétien ne se trouve pas moins assuré lorscju'il espère que lorsqu'il jouit.
Et c'est à quoi regarde le divin Apôtre, lorsqu'il dit que notre demeure est aux cieux. Éveillez-vous, mortels misérables, ne vous imaginez pas être en terre ; croyez que votre demeure est au ciel, où vous êtes transportés par votre espérance. Vous en êtes éloignés par votre nature, mais « il vous a tendu sa main du plus haut des cieux : Misit inanum siiam de cœlo m : c'est-à-dire il vous a donné sa promesse par laquelle il vous invite à sa gloire. Non seulement il a promis, mais encore il a juré, dit l'Apôtre, et « il a juré par lui-même : Juravit
1. JJf. J/arcfOH.. lib. III, n. ô. <orte de l'espérance des chrétien.* :