il. Lâchât omet cette utile in- ô. Matth., xi
dication. Elle n'est jjas, il est vrai, (i. Pu. i.x ( .secund. Hebr. l, 14.
dans l'autographe : mais dans com- 7. Voy. sur cette phrase et la sui-
bien d'autres sermons de la jeunesse vante les Tiimt/rc/ue.i sur la (!iam-
ne doit-on pas l'ajouter ? maire et le Vocahula'ire. wn t. AIL
3. C'estleFf. D>'ns.judicium tiiiirn au mot Peraonue. reçi (la, d'où était pris le texte du S. Luc. Xiv. -2i. "23. discours.
40fi PARCET PAUPERI.
les ;... ca quse non sunt^: ce sont les pauvres, qu'on compte pour rien. A peine les premiers chrétiens jugeaient-ils les puissants dignes d'être reçus dans l'Église: ils les trouvaient trop chargés de la pompe du siècle, trop engagés dans les intérêts du monde, qu'ils croyaient le règne de Satan, Tertullien dit que les Césars ne l^euvent pas [être] chrétiens: Si christiani potuissent esse et Caesares, sœcuJo necessarii". Ils ont sa pompe; nécessaires pour nous tourmenter. V'oilà donc les pauvres les premiers-nés ; ce sont ceux pour lesquels Jésus- Christ est venu. Lui-même pauvre, et sauveur des pauvres, particulièrement des malades^. C'est pourquoi il est dit : Paiipcrem cui non crat adjiitor'^. Honorez la condition des pauvres, à cause du mépris que le monde fait d'eux : puissante raison à des chrétiens.
[Deuxième Point.]
Les riches ne sont dans l'Église que pour les pauvres. Il faut le prouver en considérant le véritable usage des richesses dans le royaume de Jésus-Christ. Ce n'est pas pour la pompe, pour l'ostentation, pour l'affluence, pour les voluptés. Il n*a que faire de temple [s] somptueux. Il n'a jamais régné plus absolument que lorsque ses mystères se célébraient dans des cachots. On trouvera que tout l'usage des richesses à l'égard du ro3amne de Jésus-Christ, c'est la miséricorde. Tout le reste est ])lutôt contraire à l'Église et à l'esprit du christianisme. Il ne souffre donc les riches que pour assister les pauvres: c'est à cette charge qu'il les reçoit. C'est pourquoi dans l'ancienne Église tout [est] en commun, de peur de se rendre coupables de la nécessité de quelqu'un. Beatus qui intelligit super cgenuni et pauperem ** : il y a as-
1. J Cor.. 1. 'Jti, iS. — .M-. : Xoi, i^evmon précédent, i ])";iutre part,
miilti potciiteif (Il Chrhio. poiu" développer ces idées, Bossuet
"2. Ms. : Réminiscence de Tertiil- n'avait qu'à se reporter à ses dislien : Sed et Casarei' credidhsent su- cours antérieurs. ( Voy. ]iar exemple, per Christo, si aut Cœsares non est^ent t. 1er. p. 4.-,-j. le sermon du 7 décemsœculo iiecessarii. aut si et Christiani bre ItJôS, l'^"' point.) potuissent esse Cnsores (A.Y)o\og.. n. 4. Ceci semble tii-é indirectement 21). du psaume LXXI, sur lequel roide
ii. Ces mots sont une allusion au le sermon : Liherahit iiouperem mi
but spécial de l'œuvre des Dames non erat adjutor.
de la Charité. (Vuv. la notice du .'>. Ps. XI,. "2.
PARCET PAUPERI. 407
sister le pauvre et être intelligent sur le pauvre. Celui qui donne avec orgueil, qui reproche ses bienfaits, il assiste le pauvre ; mais, pour être intelligent sur le pauvre, il faut lui donner dans la pensée que nous n'avons de bien ^ qu'à cette condition, qu'on n'est dans l'Église que i^our cela. Toutes les autres dispensations des richesses ne regardent pas l'Église ; celle-ci lui est propre et particulière. Bcatus qui intelUgit, qui se regarde comme le ministre des pauvres. Cela l'oblige non seulement à les assister quand ils se présentent, mais à aller au devant, comme un serviteur qui doit prévenir son maître. Il faut forcer leur pudeur par un bon accueil. Exemple d'Élie. Diverses remarques".
[Troisième Point.]
I^es privilèges de l'Église appartiennent aux pauvres. Toutes les malédictions sur les riches, toutes les bénédictions sur les pauvres : le moyen de communiquer, c'est de s'associer avec eux par la compassion. Acheter leurs privilèges en les assistant ; expier la contagion qu'on contracte par les richesses. Saint Pavilin, de sainte Mélanie^.
1. Lâchât : de biens. — Bossuet ;i suet seréftTe ici d'une f:içoii un j)eu mis le singulier, et ce n'est point par énigmatitiue : Veiifimenta sku reiU-inadvertancc. ribus. aiiro, arte pretio^u, pedibu.<
2. Bos.-uet .<e reporte «ans doute eJKg t-ubi^feryiere. pftntiiî'q'ic confererr :i ires cahiers de Bemaïqiies ûioralef. gestivbartt; K.xpi.4i!i sk a DIVITI.\- C'étaient des extraits de l'Écriture itrii coxT.XGio .iiDic axtes, .»■/ et des Pères, avec des réflexions. t/uam ih rilhs'inio eju.< habitu au/ I Vov. Hifto'ire critique de la Pirili- restupo sonlem coUir/ere mererentitr. cutiôii <k' Bosguef, ch. I.) (Epi'st. XXXIX, ad Sever.) Cf. G.
.-). Voici le passage de saint Pau- Goyau, Sainte Mêlante. Paris. i;t(i8. lin sur sainte Mélanie. auquel Bos- in-18.
SERMON rOUK LA