XI 1. se toute l'économie de ce petit tra
•2. Ms. fr. 1-28-24. f. lit.'! v. La dis- vail.
sertation y est appelée /f'(//jT';i(( /-.>•■ (/<■ 4. Joaii., xv, 17. V Amitié chrétienne.
ment est comme le précepte spécial de Jésus-Christ et de l'Évangile, i^uisqu'il ajoute : « C'est en cela que tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres : In lioc cognoscent oinnes quia discipuli met cstis, si dilectionem Inibueritis ad invice tn \ ^)
I/esprit du monde, bien différent de celui du clirétien', renferme quatre sortes d'esprits diamétralement opposés à la charité : esprit de ressentiment, esprit d'aversion, esprit de jalousie, esprit d'indifférence. Et voici le progrès du mal. On vous a offensé ; c'est une action particulière qui vous a indisposé contre celui qui Va commise. — L'esprit d'aversion va encore plus loin : ce n'est pas une action particulière, c'est toute la personne qui vous déplaît ; son air, sa contenance, sa démarche, tout vous choque et vous révolte en lui. — L'esprit de jalousie enchérit encore : ce n'est pas qu'il ^ vous offense ni qu'il vous déplaise; s'il n'était pas heureux, vous l'aimeriez ; si vous ne sentiez point en lui quelque excellence par laquelle vous voulez croire que vous êtes déprimé, vous auriez pour lui des dispositions plus équitables. — L'esprit d'indifférence : Que m'importe, diton, ciu'il soit heureux ou malheureux, liabile ou ignorant, estimé ou méprisé? que m'importe? qu'est-ce que cela me fait? C'est la disposition la plus opposée à la charité fraternelle. Plein et occupé de soi-même, on ne sent rien pour les autres, on ne leur témoigne que froideur et insensibilité. — Mais voici le remède, en un mot, à chaque partie d'un si grand mal.
L'esprit de ressentiment et de vengeance est un attentat contre la souveraineté de Dieu : « Mihi vindieta "*, nous dit-il : C'est à moi que la vengeance est réservée. Mihi flcctetur omne genu^ : Tout genou fléchira devant moi. » Deux raisons nous font donc sentir l'injustice de nos ressentiments: premièrement. Dieu seul est juge souverain ; à lui le jugement, à lui la vengeance ; l'entreprendre, c'est attenter sur ses droits suprêmes;
L Joan.. XIII. :5.'). lioiiit du ^enimn de la Pentecôte.