‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 291 sur 397 · POUK LA FÊTE DE LA · texte numérisé non relu

POUK LA FÊTE DE LA

COMPASSION DE LA SALXTK MERGE.

1G58 ou 1659.

On a été tenté d'attrilnier ce sermon ^ an Carême des Minimes (Lâchât, t. IX, p. 499. — Gandar, Bossiiet orateur, p. 297). A ne considérer que l'aspect de l'écriture, on trouve en effet peu de différences entre les manuscrits de 1658 et ceux de 1660. I/examen de l'orthographe est plus significatif. En 1660, Bossuet écrira partout et toujours cette, sans une seule exception; ici, cestc est encore la seide forme employée. En 1659, les deux alterneront.

Toutefois l'emploi fréquent tlu mot Messieurs dans ce sermon pourrait faire hésiter sur la date véritable. ^lais il vient peut-être imiquement de la présence d'im certain nombre d'officiers à Saint- Jean de la Citadelle. L'année suivante, à pareille date, Bossuet sera à Saint-Lazare. Ce discours véhément s'adresse, ce semble, à des hommes du monde.

SOMMMRK^ : Comiiassirin.

[1<^'' i)oiiit.] Amour des mères. Chananée. Basile de Séleuc[ie]

[2® point.] Jésus-Christ tremijle, <omme victime ; est tranquille à la croix et dans l'action du sacrifice, comme le prêtre (p. 11, 12). — Marie préparée à tout. Résolution à tout ce que Dieu voudra, sans s'enquérir (p. 12, 13).

[3* point.] Régénération des adoptifs doit coûter la vie au Fils naturel (p. 14, 15). — Xe obliviscaris qoiiitus malris tuœ (p. 15, Ifi)- '

Stabat autem ju.vta crUcem Jcsu mater ejus.

Marie, mère de Jésus, était droit ^ au pied de sa croix.

(Joan., XIX, 25.) ^

Il n'est point de spectacle i)lus touchant que celui fl'une vertu affligée, lorsc|ue, dans une extrême dou-

1. M?, fr. r2S23, f. 11(3-128. niées déjà à propos d'autres œuvres.

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