‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 305 sur 397 · Var. : Peut-être qu'il veut mé- :>. Var. : qu'elle · texte numérisé non relu

Var. : Peut-être qu'il veut mé- :>. Var. : qu'elle

nager sa douleur V Non, non... 0. De Civh. Dci, lib. I, cap. XI. —

3. Var. : qui se voit menacée de Ms. : Longe meiius ^st unam pcrtoutes parts. ferre...

Sermnii? de Bossuet. — II. 31

on ne lui dira pas ce que c'est, pour ne pas ôter à la douleur la secousse que la surprise y ajoute. O prévoyance ! ô surprise ! O ciel ! ô terre ! ô mortels ! étonnez-vous de cette constance! Ohstupescite^ \ Ce qu'on lui prédit lui fait tout craindre, ce qu'on exécute lui. fait tout sentir. Voyez cependant sa tranquillité. Là, elle ne demande point : Qu'arrivera-t-il? Quoi qu'il arrive, elle " ne murmure pas de ce qui est arrivé : Dieu l'a voulu, il faut le vouloir. La crainte n'est pas curieuse, la douleur n'est pas impatiente. La première ne s'informe pas de l'avenir : quoi qu'il arrive, il faut s'3soumettre ; la seconde ne se plaint pas du présent : Dieu l'a voulu, il faut se résoudre. Voilà les deux actes de résignation : se préparer à tout ce qu'il veut, se résoudre à tout ce qu'il fait.

Marie, alarmée dans ^ sa prévoyance, regarde déjà son fils comme une victime : elle le voit déjà tout couvert de plaies ; elle le voit dans ses langes comme enseveli ; il lui est, dit-elle, « un faisceau de myrrhe qui repose entre ses mamelles : Fasciciilus myrrlige dilectiis meus rnihi*'. » C'est, dit-elle, un faisceau de myrrhe, à cause de sa mort^, qui est toujours présente à ses yeux. Spectacle horrible pour une mère ! O Dieu, il est à vous ; je consens à tout, faites-en votre volonté. Elle lui voit donner le coup à la croix : Achevez, ô Père éternel ! Ne faut -il plus que mon consentement pour livrer mon Fils à la mort? Je* suis ici pour souscrire à tout ; mon action vous fait voir que je suis prête : déchargez sur lui toute votre colère ; ne vous contentez pas de frapper sur lui ; prenez votre glaive pour percer mon âme, déchirez toutes mes entrailles, percez mon âme de votre glaive, arrachez-moi le cœur, en m'ôtant ce fils bien-aimé.

Ha ! mes Frères, je n'en puis plus. Je voulais vous exhorter; c'est Marie qui vous parlera; c'est elle qui vous dira que vous ne sortiez point de ce lieu, sans donner à Dieu tout ce que vous avez de plus cher. Est-

\. Jerem., n, 12. ô. Var. : de sa sépulture.

•2. Var. : Ici, elle... ti. Var. : je[le] donne, puisquïl

!i. Var. : de... vous plaît. — M.«. : je lui donne.

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