LA FÊTE DE LA PENTECOTE
Ce sermon ' aurait été prêché, d'après l'abbé Vaillant, Floquet, Lâchât, etc., à Paris, chez les Carmélites, en 1661. L'étude paléographique du manuscrit ne permet pas de le placer en deçà de 1658. D'autre part, l'appellation : Mesdavies, adressée à des religieuses, indique un autre ordre que les Carmélites. Il s'agit sans doute de ces Bernardines du Petit-Clairvaux de ^letz, qui, « s'étant mises sur le pied de chanoinesses, ne recevaient que des filles nobles. » (Cf. ci-dessus, p. 213 et 271.) Il n'est nullement nécessaire d'ailleurs d'attendre jusqu'en 1661 pour rencontrer des calamités telles que celles auxquelles il est fait allusion dans ce discours. En 1658, aux ravages causés par tant d'années de guerre étaient venus s'ajouter ceux d'une inondation, qui avait retardé quelque temps l'arrivée des missionnaires à Metz, et avait mis saint Vincent de Paul en inquiétude sur leur sort.
Sommaire : (Exorde.) Chrétiens destinés à la guerre et à la paix : preuves par l'Écriture. — Esprit de l'Église : chaque corps a son esprit : fermeté et union. — Esprit courageux, esprit pacifique (p. 1, 2).
( Pi cmier point.) Chrétiens, soldats (p. 3). — Maximes de l'esprit de fermeté (p. 3) — Esprit nous fait mépriser le monde, nous donne des idées plus hautes. Chacun agit suivant ses idées : Nos aiitem non spiritum hujus mundi accephmtx, sed Spiritum qui ex Dca est, ut sciamus qiue a Deo donata simt nohig (I Cor., ii, 12). Idées que nous donne l'Esprit de Dieu (p. 3, 4). — Complaisance, •cause du règne des vices. — L'inclination les commence ; complaisance les fait régner, les met dans le trône, leur donne force de lois auxquelles on ne peut pas résister. Tyrannie de la coutume (Notez, 4, 5). — Liberté des chrétiens au prix de leur sang: Christianus pecunia saJvus est ! Sanguine empti, nullum numnntm pro capite dehemus (TertuU.) (p. 6). — Église du temps des Apôtres (p. 7). — • Non possumus (p. 8). — Nidla iiecessitas delinqiiendi (p. 8).
(Second point.) Courage et fermeté, ordinairement contraire à la tendresse. L'esprit de Dieu unit l'un et l'autre, ferme et tendre (p. 9, 10) . — Esprit de christianisme est un esprit de société. — Se considérer comme dans le corps (p. 11) . — Envie (p. 12) . —