Matth., X. 16. n. Luc, XII
îi. Var. : quand il jette un glaive. fi. II Tim., i, 7.
DE LA PENTECOTE. 495
meté invincible et en la sainte union de tous les fidèles. Et vous le verrez clairement, si vous voulez seulement entendre ce que saint Luc a dit dans les Actes : « Ils furent remplis de l'Esprit de Dieu : Repleti siint omnes Spîritu sancto ». Et de là qu'est-il arrivé: deux choses que saint Luc a bien remarquées : Loquebuntur cum fiducia ; premièrement, « ils parlèrent avec fermeté •» : voyez-vous pas cet esprit de force? et il ajoute aussitôt après : et « ils n'étaient tous qu'un cœur et qu'une âme, cor unuin et anima una^ » ; et c'est l'esprit de la charité. Voilà donc, et n'en doutez pas. quel est l'esprit du christianisme; voilà quel était l'esprit de nos pères : esprit courageux, esprit pacifique ; esprit de fermeté et de résistance, esprit de charité et de douceur ; esprit qui se met au-dessus de tout par sa force et par sa vigueur, esprit qui se met au-dessous de tous « par la condescendance de sa charité : Per chnritatem sercite invicem^. » Tel est l'esprit de la loi nouvelle : « Chrétiens, ne l'éteignez pas : Spiritum nolite exstingucre*. » Imitez l'Église naissante et la ferveur de ces premiers temps dont je vous dois aujourd'hui proposer l'exemple. Conservez cet esprit de force, par lequel vous pourrez combattre le monde ; conservez cet esprit d'amour, pour vivre en l'unité de vos frères dans la paix du christianisme : deux points que je traite "" en peu de paroles *", avec le secours de la grâce.
Premier Point.
[P. 3] Disons donc, avant toutes choses, que les chrétiens doivent être forts, et que l'esprit du christianisme est un esprit de courage et de fermeté. Car si nous voyons dans l'histoire que des peuples se vantaient d'être belliqueux, parce que dès leur première jeunesse