‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 321 sur 397 · Var. : d'un coiimuin accord. 7. /ft/V/., il · texte numérisé non relu

Var. : d'un coiimuin accord. 7. /ft/V/., il

DE LA PENTECOTE. 505

les appellent à leur tribunal ; là, étonnés de leur fermeté, et ne sachant que résoudre, ils disent : « Que feronsnous à ces hommes? Quid faciemus hominihus istis? » Ceux qui croient et ceux qui contredisent, tous deux disent : Que ferons-nous? mais avec des sentiments opposés : les uns par obéissance, et les autres par désespoir ; les uns le disent pour subir la loi, et les autres le disent de rage de ne pouvoir pas la donner. Avez-vous jamais entendu une victoire plus glorieuse? Il n'3- a que deux sortes d'hommes dans la ville de Jérusalem, dont les uns croient, les autres résistent. Ceux-là ^ suivent les apôtres et s'abandonnent à leur conduite : Nos Frères, que ferons-nous ? Ordonnez. Et ceux mêmes " qui les conti'edisent et ([ui veulent les exterminer ne savent néanmoins que leur faire : Que ferons-nous à ces hommes? Ne voyez-vous pas qu'ils jettent leurs biens, et qu'ils sont prêts de donner leurs âmes? Les promesses ne les gagnent pas, les injures ne les troublent pas, les menaces les encouragent, les supplices les réjouissent : « (^(/;V/ faciemus? Que leur ferons-nous? » O Église de Jésus-Christ, je n'ai plus de peine à comprendre que les tiens, en prêchant, en souffrant, en mourant, couvriront ^ les tyrans de honte, et qu'un jour ta patience forcera le monde à changer les lois qui te condamnaient ; puisque je vois que, dès sa naissance, tu confonds déjà tous les magistrats et toutes les puissances de Jérusalem par la seule fermeté de cette parole : « Non possumus : Nous ne pouvons pas. »

Alais, saints disciples de Jésus-Christ, ciuelle est cette nouvelle impuissance? Vous trembliez en ces derniers jours, et le plus hardi de la troupe a renié lâcliement son INIaître ; et vous dites maintenant : Nous ne pouvons pas. F^t pourquoi ne pouvez-v/)us pas? C'est que les choses ont été changées ; un feu céleste est tombé sur nous, une loi a été écrite en nos cœurs, un Esprit toutpuissant nous presse : charmés de ses attraits infinis, nous nous sommes imposé nous-mêmes une bienheureuse nécessité d'aimer Jésus-Christ plus que notre vie ; c'est pourquoi nous ne pouvons plus obéir au monde. Nous

1. Var. : les premiers. - les un?. 3. Var. : qu'en prêchant, en endu-

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