‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 323 sur 397 · Var. : la plus échauffée. drions-uoup · texte numérisé non relu

Var. : la plus échauffée. drions-uoup

ii. Var. : quand on attaque noti-e ô. Vai-. : romiu-e.

constance. *'<■ Vnr. : parmi ikui-.

DE LA PENTECOTE. 507

quelques étincelles. Tâchons donc de les rallumer en nous-mêmes, ces étincelles à demi éteintes et ensevelies sous la cendre !

Chrétiens, quoi qu'on nous propose, soyons fermes en Jésus-Christ et dans les maximes de son Évangile. Pourquoi veut-on nous intimider par la perte des biens du monde ? Tertullien a dit un beau mot, que je vous prie d'imprimer dans votre mémoii-e : « Non admittit status fidei nécessitâtes ^ : La foi ne connaît point de nécessités. » Vous perdrez ce que vous aimez. — Est-il nécessaire que je le possède? — Votre procédé déplaira aux hommes. — Est-il nécessaire que je leur plaise ? — Votre fortune sera ruinée. — Est-il nécessaire que je la conserve? — Et quand notre vie même serait en péril (mais l'infinie bonté de mon Dieu n'expose pas notre lâcheté à des épreuves si difficiles) , quand notre vie même serait en péril, je vous le dis encore une fois, la foi ne connaît point de nécessités : il n'est pas même nécessaire que vous viviez^, mais il est nécessaire que vous serviez Dieu ^ ; et quoi qu'on fasse, quoi qu'on entreprenne, que l'on tonne, que l'on foudroie, que l'on mêle le ciel avec la terre, toujours sera-t-il véritable qu'il ne peut jamais y avoir aucune nécessité de pécher, (( puisqu'il n'y a parmi les fidèles qu'une seule nécessité, qui est celle de ne pécher pas : Non admittit status fidei nécessitâtes : nulla est nécessitas delinquendi, quihus una est nécessitas non delinquendi^. » Méditons ces fortes maximes de l'Évangile de Jésus-Christ; mais ne songeons pas tellement à la fermeté chrétienne, que nous oubliions les tendresses de la charité fraternelle, qui est la seconde partie de l'esprit du christianisme.

Second Point.

Il pourrait sembler. Chrétiens, que l'esprit du christianisme, en rendant nos pères plus forts, les aurait en même temps rendus moins sensibles, et que la fermeté de leur âme aurait diminué quelque chose fie la tendresse de leur charité. Car, soit que ces deux qualités, je veux

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