‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 327 sur 397 · Var. : (]ui ne vent pas ressentir de la soulager · texte numérisé non relu

Var. : (]ui ne vent pas ressentir de la soulager

lenrs uiaiix. 4. Var. : de toucher, — <le gâter.

2. Ces deux mots sont d'une écri- ô. Bossuet n'e.'it arrivé h la rédaetiire plus récente. tion définitive de cette page, où il

;t. Var. : la dureté, qui notis rend touchait à des points délicats, qu'acomplices de leur misère jiar le refus près de nombreux tâtonnements.

DE LA rF-NTECOTE. 511

tuelle ; la nature, qui s'en inquitte, croit que son éclat diminue le nôtre : quels remèdes contre ces pensées qui attaquent quelquefois les meilleures âmes? Ne vous regardez pas en vous-même, c'est là que vous vous trouvez indigente ; ne vous comparez pas avec les autres, c'est là que vous verrez l'inégalité ; mais regardez et vous et les autres dans l'unité du corps de l'Église : tout est à vous dans cette unité, et par la fraternité chrétienne tous les biens sont communs entre les lidèles. C'est ce que j'apprends de saint Augustin par ces excellentes paroles: « Mes Frères, dit-il, ne vous plaignez pas s'il y a des dons qui vous manquent ; aimez seulement l'unité, et les autres ne les auront que pour vous : Si amas unitatem, etiam tib'i hahet quisquis in illa habet aUquid\ » Si la main avait son» sentiment propre, elle se réjouirait de ce que l'œil l'éclairé, parce qu'il éclaire pour tout le corps; et l'œil n'envierait pas à la main ni sa force ni son adiesse, qui le sauve lui-même en tant de rencontres. \ oyez les apôtres du Fils tle Dieu : autrefois ils étaient toujours en querelle au sujet de la primauté ; mais, depuis que le Saint Esprit les a faits un cœur et une âme, ils ne sont plus jaloux ni contentieux. Ils croient tous parler par saint Pierre, ils croient jDrésider avec lui ; et si son ombre guérit les malades, toute l'Église prend part à ce don et s'en glorifie en Xotre- Seigneur. Ainsi, mes Frères, dit saint Augustin, ne nous regardons pas en nous-mêmes, aimons l'unité du corps de l'Église, aimons-nous nous-mêmes en cette unité, les richesses de la charité fraternelle suppléeront le défaut de notre indigence ; et ce que nous n'avons pas en nousmêmes, nous le trouverons abondamment dans cette unité merveilleuse : Si amas unitatem, etiam tihi hahet... Voilà' le moyen d'exclure l'envie. « Toile invidicnu, et tmin) est qiiod haheo ; tollam invidiam, et meiim eut qnod habes^ : Otez l'envie, ce que j'ai est à vous^, ce que vous avez est à moi ; tout est à vous par la charité. » Dieu vous donne des grâces extraordinaires ; ha ! mon Frère, je m'en réjouis, j'y veux prendre part avec vous,

Page 1