Act.. IV. 32 et seq. bus swi. (Cité de mémoire; exact
3. (( Ananias et Saphii-a, pour avoir seulement pour le sens : Act., v. 32.) retenu leur bien, [sont] piuiis comme Nous et le Saint-Esprit rendons tés'ils l'avaient volé. Pureté du chris- moignage. Témoignage que le Sainttianisme, qui nous enseigne que ce Esprit rend par les fidèles : par les qui est à nous par droit n'est pas à miracles ; par leur fermeté : par leur nous par la cliarité. On peut être union.
adultère de sa propre femme, quand A^ox dédit nobis Deus spiritum tl-
on la possède en Intempérance : on mo)-is, sed rirtutis. et dilectionis. et
peut être voleur de son propre bien. sobrietatis (II Tim., i. l.j: sobrieta-
quand on ne l'emploie pas par la tis ; pour joindre aux choses qu'il
chai-ité. 1) — Le sommaire tendrait à faut aimer et à celles qu'il faut com-
faire croire que cette rédaction est à battre celles dont il se faut abste-
substituer à celle qui fait partie du nir. i)
corjjs du discours ; cependant elle a 4. fn Act. Apost., Hom. xil, n. 2.
bien l'air, au manuscrit, de n'être 5. Yar. : car il n'en est pas de la
qu'une simple note, et comme une sorte : nous ne serons plus chrétiens
réserve pour la composition ou pour quand il n'y aura plus de commu-
l'iniprovisation. — Sur le verso de la nauté entre nous,
même feuille 170 se lisent de même li. Passage souligné pour l'impor-
les notes suivantes, négligées par tance, à l'époque des sommaires,
les éditeurs : 7. Var. : en laissant les biens. « Nos testes sumus, et Spiritiis San-
.■^eiiiioiif lie Bossuot. — 11. 33
en commun par une autre voie, lorsqu'elle en fonnnet la dispensation à la charité fraternelle, qui regarde toujours l'intérêt des autres.
Tel est l'esprit du christianisme. Chrétiens, n'éteignez pas cet esprit ; et si tout le monde l'éteint, âmes saintes et religieuses, faites qu'il vive du moins parmi vous. C'est dans vos saintes sociétés que l'on voit encore une image de cette communauté chrétienne que le Saint- Esprit avait opérée : c'est pourquoi vos maisons ressemblent au ciel : et comme la pureté que vous professez vous égale en Cj[uelque sorte aux saints anges, de même ce qui unit vos esprits, c'est ce qui unit aussi les esprits célestes, c'est-à-dire un désir ardent de servir votre commun Maître. Vous n'avez toutes qu'un même intérêt ; tout est commun entre vous ; et ce mot si froid de mien et de tien, ciui a fait naître toutes les querelles et tous les procès, est exclu de votre unité. Que reste-t-il donc maintenant, sinon qu'ayant chassé du milieu de vous la semence des divisions, vous y fassiez régner cet Esprit de paix qui sera le nœud de votre concorde, l'appui immuable de votre foi, et le gage de votre immortalité? Amen.
POUR LA ff-:te DE LA NATIVITÉ DE LA SALXTE \ lERGE.
Esquisse. Vers KîâS.
« En Tabseuce du manuscrit, disait .M. Lebarq, nous plac-ons ici par conjecture une esquisse dont la date est assez difficile à établir. Sa beauté pourrait faire illusion, et nous persuader, comme à .M. Lâchât (t. XI, p. Vil), ([u'elle appartient à la t'rande époque. Le second exorde, où se trouve déjà la célèbre comparaison de notre vie avec des eaux courantes (ici : coulantes), nous a paru ne pouvoir être placé après la petite oraison funèbre de Henri de Gorna\ , où nous en lirons bientôt une nouvelle version, en attendant l'expression définitive dans Toraison funèbre de la duchesse d"Orléans (1670). » Le manuscrit ^ confirme la conjecture de M. Lebarq : récriture de l'autographe fixe ce sermon aux environs de 16.58. (X. l^d.)
Parmi tant de .solennités par lesquelles la sainte Église rend hommage à la dignité de la très heureuse Marie, les deux principales de toutes sont sa Nativité bienheureu.se et son Assomption triomphante : la première la donne à la terre ; là seconde la donne au ciel. C'est pourquoi nous honorons ces deux jours d'une dévotion particulière; et l'estime que nous faisons d'un si grand présent nous oblige à nous réjouir, soit que le ciel la donne à la terre, soit que la terre la rende au ciel. Mais ce dernier jour, ce jour de triomphe est plutôt la fête des anges, et la sainte Nativité e.st la fête des hommes; et quoique^ la société bienheureuse qui unit l'Église qui. voyage en terre avec les citoyens immortels de la céleste Jérusalem \.., néanmoins nous devons, ce semble, .sentir plus de joie de la Nativité de ATarie, puisque c'est véritablement notre fête. Célébrons donc... et implorons... Ave.