‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 360 sur 397 · Joan., VII. a;. 5. I Joaii.. iv · texte numérisé non relu

Joan., VII. a;. 5. I Joaii.. iv

2. Matth., xi. 2s. 6. Edit. : charitati cjus. — Ou a. Joan., X, 18. trouvera dans l'Oraison funèbre de 4. Les mots que nous mettons la princesse Palatine (1685) tout ce

entre crochets, et qui faisaient partie que le génie de Bossuet pouvait tirer

du texte dans la preraitn-e édition, de cette belle idée, seraient à supprinier. selon une note 7. Joan., xvii, 23.

inédite, que nous avons r'encontrée 8. Joan., xvii, 24.

dans les papiers de M. Floquet. !>. Philipp.. I. 8.

les lier et les unir inviolablement : ne la rompons pas ; ne refusons à aucun de nos frères d'entrer dans cette sainte union de la charité de Jésus-Christ. Il y a place pour tout le monde. Usons sans envie des biens qu'elle nous procure : nous ne les perdons pas en les communiquant aux autres, mais nous les possédons d'autant plus sûrement ; ils se multiplient pour nous avec d'autant plus d'abondance que nous désirons plus généreusement les partager avec nos frères. Et pourquoi veuxtu arraclier ton frère de ce cœur de Jésus-Christ? Il ne souffre point de séparation : il te vomira ^ toi-même. Il supporte toutes les infirmités, pourvu que la charité dont nous sommes animés les couvre. Aimons-nous donc dans le cœur de Jésus. Dieu est charité ; et qui persévère dans la charité demeure en Dieu, et Dieu en lui'. Ha! qui me donnera des amis que j'aime véritablement par la charité? I.orsfiue je répands en eux mon cœur, je le répands en Dieu qui est charité. « Ce n'est pas à un homme que je me confie, mais à celui en qui il demeure pour être tel. Et dans ma juste confiance, je ne crains point ces réf^ohitions si changeantes de l'inconstance humaine : Non homini committo, sed illi in quo manet ut talis sit. Xcc in mea securitate crastinum illud humanse cogitationis incertum omnino formido^.y> C'est ainsi que s'aiment les bienheureux esprits.

I^ 'amour, qui les unit intimement entre eux, s'écliauff'e de plus en plus dans ces mutuels embrassements de leurs cœurs. Ils s'aiment en Dieu, qui est le centre de leur union ; ils s'aiment pour Dieu, qui est tout leur bien. Ils aiment Dieu dans chacun de leurs concitoyens, qu'ils savent n'être grands que par lui ; et vivement sensibles au bonheur de leurs frères, ils se trouvent heureux de jouir en eux et par eux des avantages qu'ils n'auraient pas eux-mêmes: ou plutôt, ils ont tout; la charité leur approprie l'universalité des dons de tout le corps, pai'ce qu'elle les consomme dans cette unité sainte qui, les absorbant en Dieu, les met en possession des biens de toute la cité céleste.

I. Allusion :i Apoc. Il I. Ii'i. '■'>. Nous n'avons pu triuiver l;i

"2. T .Toan.. i\'. Hi. sou)-ce de cftte citation.

552 PANÉGYRIQUE DE l'aPOTRE SAINT JEAN.

Voulons-nous donc, mes Frères, participer ici-bas à la béatitude céleste? aimons-nous; que la charité fraternelle remplisse nos cœurs : elle nous fera coûter, dans la douceur de son action, ces délices inexprimables qui font le bonheur des saints ; elle enrichira notre pauvreté, en nous rendant tous les biens communs ; et ne formant de nous tous qu'un cœur et (ju'une âme, elle commencera en nous cette unité divine qui doit faire notre éternel bonheur, et qui sera parfaite en nous lorsque, l'amour ayant entièrement transformé toutes nos puissances, Dieu sera tout en nous.

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