‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 44 sur 397 · la Il-e. quîBst. xciii. art. 11. 4. //<;./., xix · texte numérisé non relu

la Il-e. quîBst. xciii. art. 11. 4. //<;./., xix

2. Var. : immuable. ;">. //>/</.. x. :!4. S. Luc, XV. 4. •;. I-.. i.iii. 4.

tellement que, lorsqu'il s'approche, elle fuit ; et fuyant, elle se fatigue et tombe dans une extrême impuissance. Mais le Pasteur infiniment bon, qui ne se plaît qu'à sauver les âmes, oppose charitablement à ces trois misères trois effets merveilleux de miséricorde : car il cherche sa brebis éloignée ; il trouve et il atteint sa brebis fuA^ante ; il rapporte sur ses épaules cette pauvre brebis épuisée de forces. Apprenons ici à connaître la miséricorde du Pasteur fidèle, qui nous a sauvés au péril de sa propre vie.

Et premièrement remarquons ce qui est écrit dans notre évangile, que la brebis que le Sauveur cherche n'est plus en la compagnie de tout le troupeau ; par conséquent, elle est séparée : mais entendons le sens de cette parole. Le troupeau du Fils de Dieu, c'est l'Église ; et celui qui est séparé du troupeau semble être hors de la vraie Église. Dirons-nous que le Fils de Dieu ne parle en ce lieu que des hérétiques qui ont rompu le lien d'unité? Mais la suite de notre évangile réfutera manifestement cette explication ; puisque Jésus-Christ nous fait bien entendre qu'il parle généralement de tous les pécheurs, parce qu'il veut encourager tous les pénitents. Mais pourrons-nous dire, Fidèles, que tous les pécheurs sont séparés du sacré troupeau et de la communion de l'Église? Nullement: il n'en est pas de la sorte : c'est l'erreur de Calvin et des calvinistes, contre lequel le Fils de Dieu nous dit qu'il y a de l'ivraie même dans son champ, qu'il y a du scandale même en sa maison, qu'il y a de mauvais poissons même en ses filets \ Mais d'où vient, direz-vous, que notre Sauveur, nous figurant tous les pécheurs en notre évangile, les représente comme séparés du troupeau? Entrons en sa pensée, et disons avec l'incomparable saint Augustin : (c II y en a qui sont dans la maison de Dieu, et qui ne sont pas la maison de Dieu. Il y en a qui sont dans la maison de Dieu et qui sont eux-mêmes la maison de Dieu : Alios Un esse in domo Dei, ut ipsî etiam sint eadem domus Dei^. » Expliquons la doctrine de ce grand évêque.

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