I Cor., III, 1(>. (i.'Ms. : In magna autem domo. etc
3. Ce long texte n'es^t pas de.stiné 7. Traduction littérale des expre.';à être récité. .«ion.* de la Genèse (vu, 2).
vwa '. C'est pourquoi le Sauveur des âmes représente tous les pécheurs connue séparés du troupeau, parce qu'ils sont exclus par leurs crimes de cette invisible société qui unit les brebis fidèles en la charité de Notre- Seigneur ; et pour vous faire voir, Chrétiens, qu'ils ne sont plus avec le troupeau, c'est que le céleste et divin Pasteur ne leur donne plus la même pâture. Dites-moi, quel est le pain des fidèles, cjuelle est la nourriture des enfants de Dieu? n'est-ce pas le pain de l'Eucharistie, ce pain céleste et vivifiant que nous recevons de ces saints autels? Cette sainte et divine table est-elle préparée aux impies, dont les consciences sont infectées de péchés mortels? Nullement; ils en sont exclus: s'ils sont si téméraires que d'en approcher, ils y prendront un poison moi'tel, au lieu d'une viande d'immortalité. Reconnais donc, pécheur misérable, que tu es séparé du troupeau fidèle, puisque tu es privé de la nourriture que le vrai Pasteur lui a destinée. Et ne me réponds pas : Je suis de l'Église, je demeure en ce corps mystique. Car que sert au bras gangrené de tenir encore au reste du corps par quelques nerfs qui n'ont plus de force? C[ue lui sert, dis-je, de tenir au corps, puisqu'il est si fort éloigné du cœur qu'il ne peut plus en recevoir aucune influence ? Quelque union qui paraisse au dehors, il y a une prodigieuse distance entre la partie vivante et la partie morte. Il en est de même de toi, ô pécheur ! il ne te sert de rien d'être dans le corps, puisque tu es entièrement séparé du cœur. Ee cœur de l'Église, c'est la charité : c'est là qu'est le principe de vie ; c'est de là que se répand la clialeur vitale : si bien que, n'étant pas en la charité, bien qu'il te soit permis d'entrer au dehors, tu es exconnnunié du dedans. Ne me vante point ta foi, qui est morte; ne me dis pas que tu t'assembles avec les fidèles : les hommes t'y reçoivent, mais Dieu t'en sépare; le corps s'en approche, il est vrai, mais l'âme en est infiniment éloianée. I^a vie et la mort ne s'accordent pas. Considère donc, misérable, combien tu es loin des membres vivants, puisqu'il est certain que tu perds la vie. C'est pour cette raison (jue le Fils de