‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 80 sur 397 · Var. : dans. Nicolas Coejfeteau, Farh, 189-i,m · texte numérisé non relu

Var. : dans. Nicolas Coejfeteau, Farh, 189-i,m

- 2. Ce récit de Grégoire de Tours p. 243 et 244, et Guy de Pierrefeu,

a inspiré à Coeffeteau Za Co>H?eriio« les Martyrs de l'épiscopat, Paris,

de dfiu.r Amans publiée dans les 1897, in-18).

Lettres de Rosset et dans le Bouquet 3. Mot oublié dans l'édition La-

desplus belles fleurs de l'éloquence de chat. Puget de La Serre. (Cf. Ch. Urbain,

soins; mais nous savons qu'il n*a point de part à sa bienheureuse naissance. Comment donc nous assurezvous que Jésus est le fruit de ce mariage ? Cela peut-être paraît impossible : toutefois, si vous rappelez à votre mémoire tant de vérités importantes que nous avons, ce me semble, si bien établies, j'espère que vous m'accorderez aisément que Jésus, ce bénit enfant, est sorti, en quelque manière, de l'union virginale de ces deux époux. Car, Fidèles, n'avons-nous pas dit que c'est la virginité de Marie qui a attiré Jésus-Christ du ciel ? Jésus n'est-il pas cette fleur bénite ^ que la virginité a poussée? n'est-il pas le fruit bienheureux que la virginité a produit? Oui, certainement, nous dit saint Fulgence, « il est le fmit, il est l'ornement, il est le prix et la récompense de la sainte virginité : Sanctœ virginitatis fructus, deciis et mvniis^. » C'est à cause de sa pureté que !Marie a plu au Père éternel ; c'est à cause de sa pureté que le Saint-Esprit se répand sur elle et recherche ses embrassements, pour la remplir -d'un germe céleste. Et par conséquent, ne peut-on pas dire que c'est sa pureté qui la rend féconde? Que si c'est sa pureté qui la rend féconde, je ne craindrai plus d'assurer que Joseph a part à ce grand miracle. Car si cette pureté angélique est le bien de la divine Marie, elle est le dépôt du juste Joseph.

Mais je passe encore plus loin, Chrétiens; permettezmoi de quitter mon texte, et d'enchérir sur mes premières pensées, pour vous dire que la pureté de Marie n'est pas seulement le dépôt, mais encore le bien de son chaste époux. Elle est à lui par son mariage, elle est à lui par les chastes soins par lesquels il l'a conservée. O féconde virginité ! si vous êtes le bien de Marie, vous êtes aussi le bien de Joseph. Marie l'a vouée, Joseph la conserve ; et tous deux la présentent au Père éternel comme un bien gardé par leurs soins communs. Comme donc il a tant de part à la sainte virginité de Marie, il en prend aussi au fruit qu'elle porte : c'est pourquoi Jésus est son fils, non pas à la vérité par la chair ; mais il est son fils par l'esprit, à cause de

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