‹ uvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 81 sur 397 · Var. : sacrée. 2. Ad Proh.. Epist. III, n · texte numérisé non relu

Var. : sacrée. 2. Ad Proh.. Epist. III, n

l'alliance virginale qui le joint avec sa mère. Et saint Augustin l'a dit en un mot : Proptcr qiiod fidèle conjugium, ijurentes Christi vocari nmho ineriicrunt^. O mystère de pureté ! ô paternité bienheureuse ! ô lumières incorruptibles, qui brillent de toutes parts dans ce mariage !

Chrétiens, méditons ces choses, appliquons-les-nous à nous-mêmes : tout se fait ici pour l'amour de nous ; tirons donc notre instruction de ce qui s'opère pour notre salut. Voyez combien chaste, combien innocente est la doctrine du christianisme. Jamais ne comprendrons-nous quels nous sommes? Quelle honte, que nous nous souillions tous les jours par toute sorte d'impuretés, nous qui avons été élevés [p. 9] parmi des mystères si chastes ! Et quand est-ce que nous entendrons quelle est la dignité de nos corps depuis que le Fils de Dieu en a pris un semblable? Que la cliair [se] aoit jouée, dit Tertullien', ou plutôt qu\'Ue se soit corrompue, avant qu^elle eût été recherchée par son maître ; elle n'était pas digne du don de salut, ?n propre à Voffice de la sainteté. Elle était encore, en Adam, tyrannisée par SCS convoitises, suivant les beautés apparentes et attachant toujours SCS yeux à la terre. Elle était impure et souillée, parce qu'elle n'était pas lavée au baptême. Mais depuis qu'un Dieu, en se faisant homme, n'a pas voulu venir en ce monde si la sainte virginité ne l'y attirait ; depuis que, trouvant au-dessous de lui ^ même la sainteté nuptiale, il a voulu avoir une mère vierge, et qu'il n'a pas cru que Joseph fût digne de prendre le soin de sa vie, s'il ne s'y préparait par la continence ; depuis que, jiour laver notre chair, son sang a sanctifié une eau salutaire, où elle peut laisser toutes les ordures de sa première nativité ; nous devons entendre, Fidèles, ciue, depuis ce temps-là, la chair est tout autre. Ce n'est plus cette chair formée de la boue et engendrée par la convoitise ; c'est une chair refaite et renouvelée par une eau très ])ure et par l'Esprit-Saint. Donc, mes

1. De Xupt. et Concup.. lib. I, "6/ 3. Edit. : de lui-même. — Le trait supra. d'union fait ici contresens ; même

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