Tbid. satisfaire l'ambition, etc.? C'est donc
3. Var. : il a tout réservé. le vice le pins dangereux et le plus
4. Var. : ("!''< rédaction) : Pour- enraciné dans l'esprit des hommes : quoi le fait-il, et que veut-il nous et je ne m'étonne pas, mon Sauveur, enseigner ? Ha ! Fidèles, j'entends si vous vous cachez avec ceux que le mystère. C'est qu'il voit au fond vous aimez le plus sur la terre, c'estde nos cœm-s combien nous sommes à-dire avec Jo.5eph et Marie, pour tyrannisés par le désir de paraître. nous apprendre par ce grand exem- C'est le premier vice qui se montre pie que le bruit et l'éclat du monde en l'homme, et c'est le dernier qui le est l'objet de votre mépris, qu'il quitte. Il éclate dès notre enfance, n'est point de véritable grandeur il corrompt toute notre vie, il nous que d'obéir à Dieu notre Père, en suit jusqu'à la mort. Combien quelque état qu'il nous veuille étouffe-t-il de vertus par cette mettre.
crainte honteuse de paraître sage? 5. Édit. : que ce vice produit, —
les esprits, et qu'elle corrompt ^ toute notre vie, depuis l'enfance jusqu'à la mort : il voib les vertus qu'elle étouffe par cette crainte lâche et honteuse de paraître sage et dévot ; il voit les crimes qu'elle fait commettre, ou pour s'accommoder à la société par une damnable complaisance, ou pour satisfaire l'ambition à laquelle on sacrifie tout dans le monde. ]Mais, Fidèles, ce n'est pas tout : il voit que ce désir de paraître détruit les vertus les plus éminentes, en leur faisant prendre le change, en substituant la gloire du monde à la place de celle du ciel, en nous faisant faire pour l'amour des hommes ce qu'il faut faire pour l'amour de Dieu. Jésus- Christ voit tous ces malheurs, causés par le désir de paraître, et il se cache, pour nous enseigner à mépriser le biTjit et l'éclat du monde. Il ne croit pas que sa croix suffise pour dompter cette passion furieuse ; il choisit, s'il se peut, un état plus bas, et où il est en quelque sorte plus anéanti.
Car enfin je ne craindrai pas de le dire : Mon Sauveur, je vous connais mieux à la croix et dans la honte de votre supplice, que je ne fais dans cette bassesse et dans cette vie inconnue. Quoique votre corps soit tout déchiré, que votre face soit ensanglantée^, et que, bien loin de paraître Dieu^, vous n'ayez pas même la figure d'homme "*; toutefois vous ne m'êtes pas si caché, et je vois, au travers de tant de nuages, quelque rajon de votre grandeur dans cette constante résolution par laquelle vous surmontez les plus grands tourments. Votre douleur a de la dignité, puisqu'elle vous fait trouver un adorateur dans l'un des compagnons de votre supplice. Mais ici, je ne vois rien que de bas ; et dans cet état d'anéantissement, un ancien a raison de dire que vous êtes injurieux à vous-même : Adidtuf! non gestit agnosci, sed contumeliosus insuper sihi est". Il est injurieux à lui-même, parce qu'il semljle qu'il ne fait rien et qu'il est inutile au monde. Mais il ne refuse pas cette
Nous corrigeons d'après l'abbé 2. Var. : défigurée.
Vaillant {Etudes sur les sermons de 3. Le m?, reprend ici.
Bossuet, p. 6). 4. Var.: à peine vous reste-t-il une