II Cor.. IV. 5 ; cf. irr, 0. ses droits attaqués
3. Innocent XI. L'invitation à 4. Joan.Ylli,Epi^t.h'yixy..{Con- « s'unir intimement au plus religieux cil., 1. 1 X .
de tous les rois. » — j)aro]es hyper-
ment ambassadeurs pour Jésus-Christ, quand nous travaillons à la paix de l'Église : Pro Christo legatione fungirmir, cum paci Ecclesiœ stiidium impendere procuramiis. » li'épiscopat, qui est un, aime à s'unir : c'est en s'unissant qu'il se purifie; c'est en s'unissant qu'il se règle ; c'est en s'unissant qu'il se réforme ; mais surtout c'est en s'unissant qu'il attire dans son unité le Dieu de la paix ; et les apôtres étaient assemblés, dit l'Êvangéliste, quand Jésus-Christ leur vint dire ce qu'ils disent ensuite à tout le peuple : ce Paœ vohis ^ : La paix soit avec vous. »
Saint Bernard, l'ange de paix, voyant un commencement de division entre l'Église et l'État, écrivit a Louis VII : // n'y a rien de plus nécessaire que d'assemhler les évêques en ce temps ; et une des raisons qu'il en apporte, c'est, dit-il à ce sage prince ^, que s'il est sorti de la rigueur de V autorité apostolique quelque chose dont Votre Majesté se trouve offensée, vos fidèles sujets travailleront à faire qu'il soit révoqué ou adouci autant qu'il le faut pour votre honneur.
Et pour ce qui est de la discipline, quand nous la voyons blessée, nous nous assemblons pour proposer les canons, bornes naturelles de la puissance ecclésiastique, qu'elle se fait elle-même par son exercice. Le Saint Siège aime cette voie : le langage des canons est son langage naturel ; et, à la louange immortelle de cette Église, il n'y a rien de plus répété dans ses Décrétales, ni rien de mieux établi dans sa pratique, que la loi qu'elle se fait d'observer et de faire observer les saints canons.
Les exemples nous feront mieux voir le succès de ces saintes assemblées. On rapporta dans un concile de la province de Lyon un privilège de Rome qu'on crut contre l'ordre. Nos pères dirent aussitôt selon leur coutume : Relisant le saint concile de Chalcédoine et les sentences de plusieurs autres Pères authentiques, le saint concile a résolu que ce privilège ne pouvait subsister, puisqu'il n'était pas conforme, mais contraire aux constitutions canoniques ^.