Toute cette phrase est une note proprium esse, ducebat
on addition marginale, sans renvoi. 6. TertulL, Apolog.^ n. 39.
Les idées sont seulement indiquées. 7. Act., v, 3.
Il voulait avoir Thonneur d'une bonne action qu'il ne faisait pas ; vous en savez le châtiment. Vous voulez avoir l'honneur de la charité sans l'exercer, en vous excusant sur votre impuissance ; et moi, je vous découvrirai un fonds inépuisable pour la charité. Le fonds du Dieu créateur : argent, terres^, pierreries. David: Tua sunt omnia ; et ensuite : Quœ de manu tua accepimus, dedimus tibi^. — « Et adhuc eœcellentiorem viam vohis demonstro^ : Mais je vous montre encore une voie plus excellente : » le fonds du Dieu sauveur, du Dieu crucifié, du Dieu dépouillé, qui vous apprend à vous dépouiller devant lui. Fonds pour la charité, sur le retranchement de la vanité. Pauvres intérieurs, passions insatiables; jamais: C'est assez*; rien pour les pauvres. Circoncision. Quelle règle? Je ne puis la proposer en cette chaire, car elle n'est peut-être pas la même pour tous. Mais que chacun s'applique à considérer le néant du monde, [p. 19] et sa figure qui passe. Peregrini sumus coram te et advenœ ; dies nostri quasi umhra super terram, et nulla est mora'\ Voyez quelle est cette pauvreté qui fait qu'on n'est riche que par le dehors. Quand vous vous appliquez quelque ornement, songez qu'il ne durera guère, que peut-être il restera après vous. Telle est la nature des choses que vous dites vôtres. Les véritables richesses, vous n'avez aucun soin de les amasser. De là naîtra un dégoût de ces richesses empruntées, qui tiennent si peu à votre personne ; de là, cette circoncision du cœur, plus grande de jour en jour. L'esprit du monde, toujours augmenter ses folles dépenses. L'esprit du christianisme, toujours diminuer ses besoins. Double utilité ; vous vous enrichirez au dedans, et vous serez en état d'exercer la charité fraternelle.
1. Édit. : terre. — Il ne s'agit pas mieux compris. Il y a réminiscence de la terre en général. Peut-être de l'Écriture : Z^iceniîe* ; Ajffer^ afer l'erreur vient-elle du souvenir du (Prov., xxx, 15).
Psaume: Z>omirîiesi <erra... (xxiii). 5. I Paralip., xxix, 15. — Ms. :...
2. I Paralip., xxix, 14. — Ms. : tumquam umhra... Les éditeurs font Qure de tua manu accepimus. damus précéder le texte d'une traduction : tibi. Nous sommes comme des étrangers
3.1 Cor., xif, ol. — Ms. : Sed et des voyageurs; nos jours passent
adhuc... comme l'ombre sur la terre, et nous
4. Édit. Lâchât :.., insatiables: n'y demeurons qu'un moment, jamais. C'est assez. — Deforis avait
Tel est l'esprit du christianisme. Mess[ieurs], « n'éteignez pas cet esprit : Sphitum nolite exsiinguere \ »
Madame, V[otre] M[ajesté] est née avec un éclat (|ui lui fait voir tout l'univers au-dessous d'elle : vous êtes la digne épouse d'un roi, qui^, par la sagesse de ses conseils, par la hauteur de ses entreprises, par la grandeur de sa puissance, pourrait être l'effroi de l'Europe, si, par sa générosité, il n'aimait mieux en être l'appui. Mais, Madame, la moindre pensée du christianisme, le moindre sentiment de piété, la moindre étincelle du Saint-Esprit vaut mieux, sans comparaison, que ce grand royaume que le Roi a mis entre vos mains avec une confiance si absolue^. Laissez-vous donc posséder à cet esprit du christianisme : remplissez-vous de l'esprit de force pour combattre en vous-même sans relâche tous ces restes de faiblesse humaine dont les fortunes les plus relevées ne sont pas exemptes ; remplissez-vous de l'esprit de charité fraternelle, et n'usez de votre pouvoir que pour soulager les pauvres et les misérables. Ainsi puissions-nous bientôt changer en actions de grâce les vœux continuels que nous faisons pour votre heureux accouchement^! Puisse ce jeune prince, le digne objet de votre tendresse "" , croître visiblement sous votre conduite : puisse-t-il apprendre de vous cet abrégé des sciences, la soumission envers Dieu et la bonté envers les peuples ! Mais puissions-nous tous ensemble pratiquer les saintes maximes de l'Évangile et vivre selon l'esprit du christianisme, afin que nous puissions aussi tous ensemble, maîtres et serviteurs, princes et sujets, jouir de la félicité éternelle, au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ! Amen.