I Thessal., v, li). son départ pour la guerre de Hol
2. Première rédaction (en partie lande, avait confié la régence à effacée) : d'un roi de qui l'on peut Marie-Thérèse (23 avril 1672). dire sans flatterie que, par la sagesse 4. Neuf jours plus tard (14 juin), de ses conseils, par la hauteur de on se réjouissait de la naissance ses entreprises, par la grandeur de d'un deuxième duc d'Anjou^ qui sa puissance, il surpasse les rois qui mourut d'ailleurs bientôt, comme l'ont devancé : qui pourrait être le premier.
l'effroi... — L'orateur veut éviter 5. Le Dauphin, élève de Bossuet.
même l'apparence de la flatterie. Il était alors dans sa onzième année.
■3. Louis XIV, quatre jours avant
aux Carmélites, devant la Reine. 4 juin 1675.
Lorsque Louise de La Vallière était entrée aux Carmélites, en 1674, à Vàge de trente ans, Bossuet avait été désigné pour prêcher la vêture de cette illustre pénitente. Un voyage de la Cour, dont il dut être en qualité de précepteur du Dauphin, l'en empêcha i. Nul plus que lui, pas même Bourdaloue, n'avait travaillé efficacement à cette conversion, commencée depuis 1667. Il put enfin la consacrer par sa parole, en 1675, à la cérémonie définitive de la profession. Près de trois mois à l'avance, il s'en félicitait: « Dieu, écrivait-il le 19 mars 2, a jeté dans ce cœur le fondement de grandes choses. Vraiment « tout y est nouveau, )> et je suis persuadé plus que jamais de l'application de mon texte. Je crois, au reste, tout de bon, ma chère et révérende Mère, que je ferai le sermon; car apparemment nous ne voyagerons pas. J'en ai une joie sensible, et je prie Dieu de tout mon cœur que je puisse porter à cette âme une bonne parole. Mon cœ,ur l'enfante ; et je ne sais ni quand ni comment elle sortira. Priez Dieu, ma chère Mère, que cette Parole mcréée, conçue éternellement dans le sein du Père, et enfin revêtue de chair pour se communiquer aux hommes mortels, possède mon intelligence... »
On le voit, ce discours ^ est un de ceux ({u'il avait le plus médités. Toutefois il n'en est peut-être pas qui lui ait attiré plus d'impertinentes critiques. Deforis, en 1778, se croyait encore obligé à répondre à de prétendus connaisseurs, qui trouvaient contraire au bon goût d'emprunter dans un même sermon, comme le fait ici l'orateur, des citations à l'Ancien et au Nouveau Testament 4. Dès le lendemain de la profession, M°^« de Sévigné avait écrit à sa fille: « Ce qui vous snrprendra, c'est que le discours de M. de Condom ne fut pas aussi divin qu'on l'espérait 5. » Elle ne l'avait pas entendu; elle se faisait lecho du désappointement des mondains. On avait espéré des pem-
1 Mme de La Vallière écrivait au E. Levesque, Correspondance de maréchal de Bellefonds (19 mars Bosmet, t I, p. 343 ) -n,,,,,,^. 1674) : ((...Monseigneur le Dauphin 3. Ms. de la collection /loquet fait le vovage ; ainsi je perds M. de passé dans celle de M. H. de Koth- Sndom C'est un homiue admirable schild. Il est écrit de la mam d'un nar son esprit, sa bonté et son secrétaire, et corrige par Bossnet
Leur de Dieu ...). l"V"Zf«?,^ ^ 'TTvTT^Î>^fxxn
2 A la mère Agnès de Bellefonds, 4. Préface du t. VIT. P. la x 1 1. prieure du Carmel. (Ch. Urbain et 5. Lettre dn 0 jum lb7o.