Elle avait pris l'habit, que ensuite coi-rigé
l'hostilité durait encore : (( Madame 4. Nous indiquerons sous la rubri-
de La Yallière persévère avec une que L les leçons de cette édition de
grâce et une tranquillité admirable. Lyon.
Sa retraite aux Carmélites leur a "5. L'une d'elles se trouve à la Na-
causé des tempêtes : il faut qu'il en tionale, ms. Phelipeaux, fr. 22i)47,
coûte pour sauver les âmes. » (Bos- fos 20-38. Une autre est conservée
suet à Bellefonds, lettre du 5 août an même établissement, n. a. fr.
1674, édit. Urbain et Levesque, t. I, 1824. fos 26-47; et une troisième, à
p. .S22). la bibliothèque de la ville de Gre-
2. Publiée à Lyon. 1675, in-8. Elle noble. La première sera désignée a passé inaperçue jusqu'à ce qu'elle par les initiales : Ph.
eût été signalée par M. Urbain 6. Nous donnerons en appendice
dnn?^ ses Sermons choisis de Bossuet. un texte établi d'après ces copies
Paris, Gabalda 1900. in-12. prises à l'audition. On verra ainsi
3. Il semble que Bossuet a fait combien Bossuet dans l'action, copier par un secrétaire son man us- s'asservissait peu à son manuscrit, crit peut-être assez raturé, et l'a
Serinons de Ros>uet.
Et dixit qui sedebat in throno:
Ecce nova facio omnia.
Et celui qui était i assis sur le trône a dit : Je renouvelle toutes choses. (Apoc, xxi, 5.)
Madame
Ce sera sans doute un grand spectacle, quand Celui qui est assis sur le trône d'où relève tout l'univers ^, et à qui il ne coûte pas plus à faire qu'à dire, parce qu'il fait tout ce qui lui plaît par sa seule parole, prononcera du haut de son trône, à la fin des siècles, qu'il va renouveler toutes choses ; et qu'en même temps on verra toute la nature changée faire paraître un monde nouveau pour les élus. Mais quand, pour nous préparer à ces nouveautés surprenantes du siècle futur *, il agit secrètement dans les cœurs par son Saint-Esprit, qu'il les change, qu'il les renouvelle, et que, les remuant jusques au fond ^, il leur inspire des désirs jusqu'alors inconnus, ce changement n'est ni moins nouveau, ni moins admirable. Et certainement. Chrétiens, il n'y a ^ rien de plus merveilleux que ces changements. Qu'avonsnous vu, et que voyons-nous? quel état, et quel état? Je n'ai pas besoin de parler, les choses parlent assez d'elles-mêmes.
Madame, voici un objet digne de la présence et des yeux d'une si pieuse reine. Votre Majesté ne vient pas ici pour apporter les pompes mondaines dans la solitude: son humilité la sollicite à venir prendre part aux abaissements de la vie religieuse ; et il est juste que, faisant par votre état ^ une partie si considérable des grandeurs du monde, vous assistiez quelquefois aux cérémonies où on apprend à les ^ mépriser. Admirez donc avec nous ces grands changements de la main de Dieu. Il n'y a plus rien ici de l'ancienne forme, tout est changé au dehors.
l.L -.est. pelé Pater /xturi sœculi. (Isa., ix,