Confess., IX, x. effacée aujourd'hui
4. Var. : avec lequel il est fait. 8. Var. : Il ne connaît plus cette
5. Cor., VI, 17. liberté inquiète, qui en effet n'était (î. Var. : devenu dieu dans oette qu'un égarement et une erreur.
union, et tout eng-louti parla vie, ce !». Hebr., iv. 11.
qu'il y a de mortel en lui entre dans 10. Var. : dans ce repos.
la joie de Dieu. — Édit. : Dieu en 11. Les éditeurs placent un peu
quelque façon dans cette union. plus haut cette addition marginale.
si grand bien sans en avoir désiré la jouissance ; il faut goûter par avance ces saintes douceurs. C'est pourquoi Dieu nous a donné, dès cette vie même, (présent admirable envoyé du ciel!) un écoulement de la gloire dans la grâce, un essai de la claire vue dans la foi, un avant-goût de la possession dans l'espérance, une étincelle de la charité consommée dans la charité commencée. Conmiençons donc à goûter et à voir combien le Seigneur est doux \
Mais quoi! on ne m'entend plus; tu m'échappes à ce coup, auditeur distrait ! On nous entend quelcpe temps pendant que nous débitons une morale sensible, ou que nous reprenons les vices communs du siècle. L'homme curieux de spectacles s'en fait un, tant il est vain ! de la peinture de ses erreurs et de ses défauts, et croit avoir satisfait à tout quand il laisse du moins censurer ce qu'il ne corrige pas. Quand nous venons à ce qui fait l'homme intérieur, c'est-à-dire à ce qui fait le chrétien, à ces désirs du règne de Dieu ^, à ces tendres gémissements d'un cœur dégoûté du monde et touché des biens éternels, c'est [p. 49] une langue inconnue. Je ne m'en étonne pas : ce cjantic![ue des joies célestes que je comm[ençais] à chanter, c'est le cantique de Jérusalem ^ ; et de qui sont environnés les prédicateurs, de qui sont composés ordinairement les grands auditoires, si ce n'est des habitants de Babylone, des mondains qui apportent leurs vanités, leur corruption, leur vie sensuelle à ces saints discours? Et bientôt ils condamneront encore, si Dieu le permet, le prédicateur, s'il ne sait pas caresser'* les tendres oreilles et flatter par quelc[ue nouvel artifice, ou contenter, ou surprendre ' leur goût ou raffiné ou bizarre.
Du reste, qui voudra se faire une rie après la prise de Jérusalem, de
idée des difficultés que présentent leur chanter quelqu'un des canti-
parfois les manuscrits n'a qu'à lire ques qui s'exécutaient jadis dans
cette page, fo 300 v°., p. 48 du leur patrie. Les Juifs répondent:
sermon. « Comment pourrions-nous chanter
L Ps. XXXIII, 9. le cantique du Seigneur dans un